25 circonscriptions, 33 jours, 1 gagnant

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Ça y est, c'est reparti: pour la cinquième fois en moins de 11 ans, nous repartons en campagne électorale. Les mouvements de l'électorat observés dans les sondages depuis six mois, la position respective des partis et des chefs et la teneur de certains débats émotifs laissent présager une lutte corsée pour le pouvoir dans cette campagne qui se jouera, plus que jamais, dans deux douzaines de circonscriptions. Survol de la carte électorale québécoise et des 25 points chauds qui seront déterminants le soir du scrutin.

450, couronne de Montréal

Le fameux 450, clef de voûte de tout gouvernement majoritaire. Le Parti québécois (PQ) y a perdu des plumes aux élections de 2012 au profit de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, mais celle-ci semble moins menaçante cette fois. Il suffirait de quelques victoires dans la couronne de Montréal pour permettre au PQ d'accéder à une majorité qui lui a glissé entre les doigts la dernière fois.

Blainville

Élu en 2008 sous la bannière péquiste, Daniel Ratthé a ensuite conservé son siège comme caquiste en 2012. Le PQ pourrait le reprendre cette fois.

Groulx

Une autre circonscription des Basses-Laurentides dans la ligne de mire du PQ, qui l'avait perdue de peu en 2012 aux mains de la caquiste Hélène Daneault, qui se retire. Avantage PQ, avec sa candidate Martine Desjardins.

L'Assomption

Le chef de la CAQ, François Legault, a difficilement remporté la circonscription au PQ en 2012. Il est menacé maintenant par l'ancien bloquiste Pierre Paquette.

Montarville

La caquiste Nathalie Roy a délogé la péquiste Monique Richard par moins de 2000 voix en 2012, mais le PQ mise sur une baisse des appuis de la CAQ pour reprendre ses droits dans cette circonscription englobant notamment Boucherville.

Mille-Îles

La libérale Francine Charbonneau a gagné la mise en 2012 avec moins de 2000 voix de majorité. Le PQ n'a pas pris Mille-Îles depuis 1998, mais un déplacement favorable des votes de la CAQ et une candidature solide pourrait le favoriser.

Saint-Jérôme

Première circonscription sur la liste des «prenables» du PQ. En 2012, le caquiste Jacques Duchesneau (qui ne se représente pas) l'a arrachée par moins de 900 voix, malgré son statut de vedette.

La Pinière

Gaétan Barrette change de camp et se présente cette année dans La Pinière pour le PLQ. Fatima Houda-Pepin, qui a claqué la porte du caucus libéral après avoir représenté la circonscription pendant 20 ans, s'y représente comme indépendante.

La Prairie

Une victoire du caquiste Stéphane Le Bouyonnec en 2012 par... 75 votes! Inutile de dire que le PQ, bon deuxième, veut reprendre cette circonscription.

Capitale-Nationale

Terreau fertile pour l'Action démocratique du Québec (ADQ), puis pour la Coalition avenir Québec (CAQ), la grande région de la Capitale-Nationale pourrait soit fournir la clé d'une majorité au Parti québécois (PQ), soit confirmer la stabilité du Parti libéral (PLQ), soit permettre la survie de la CAQ. Avec la baisse des appuis à la CAQ, les libéraux misent gros sur cette région traditionnellement difficile pour les péquistes.

Bellechasse

La libérale Dominique Vien s'est fait chauffer en 2012 par la CAQ (698 de majorité), et le PQ n'était pas dans la coup. Cela pourrait changer cette fois avec l'arrivée de Linda Goupil, ancienne ministre péquiste. Surtout si le vote caquiste chute...

Charlesbourg

La CAQ a gagné de justesse en 2012, mais en cas d'effondrement, le PLQ et le PQ sont compétitifs. Le PQ mise sur Dominique Payette, fille de Lise Payette, contre la députée caquiste sortante, Denise Trudel et François Blais pour le PLQ.

Jean-Lesage

Le libéral André Drolet a raflé la circonscription par 651 voix, juste devant le PQ... et la CAQ tout près. Si la CAQ se dégonfle, avantage PQ.

Lévis

Le caquiste Christian Dubé jouit d'une avance relativement confortable (3200 voix en 2012), mais péquistes et libéraux pourraient profiter d'une chute de la CAQ.

Montmorency

Ravie par la CAQ en 2012 par 2100 voix de majorité, cette circonscription était auparavant représentée par le PLQ sous Jean Charest. Le PQ n'y a pas gagné depuis 1998.

Portneuf

Le caquiste Jacques Marcotte a gagné par 2200 voix de majorité en 2012, devant les libéraux et le PQ, lointain troisième. Avantage PLQ.

Vanier-Les Rivières

Arrachée par le caquiste Sylvain Lévesque (1300 voix de majorité) en 2012 devant le libéral Patrick Huot, qui se représente. Dernière victoire du PQ : 1998.

Montréal

Élections après élections, la carte électorale reste à peu près la même : rouge au nord-est et à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, bleue à l'est, avec deux touches orange - Québec solidaire sur le Plateau. Peu de changements à prévoir cette fois encore, mais quelques circonscriptions pourraient néanmoins changer de couleur.

Sainte-Marie-Saint-Jacques

Après avoir pris Mercier (2008) et Gouin (2012), Québec solidaire convoite Sainte-Marie-Saint-Jacques. Il faudra toutefois toute une remontée de la candidate Manon Massé, qui a perdu par près de 3000 voix contre le péquiste Daniel Breton.

Verdun

Le Parti québécois a été battu par 547 voix par le libéral Henri-François Gautrin, alors avec le PLQ, et compte bien remporter la mise cette fois avec Lorraine Pintal.

Centre-du-Québec et Mauricie

Le Parti québécois (PQ) s'est beaucoup attardé à cette région au cours des dernières semaines, multipliant les annonces et faisant pleuvoir les millions. Cette stratégie réussira-t-elle à convaincre des électeurs souvent réticents au PQ ? Tout dépendra de la tenue des députés sortants de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Drummond - Bois-Francs

Le caquiste Sébastien Schneeberger a gagné la circonscription avec plus de 2500 votes de majorité en 2012, mais le PQ mise sur un effondrement de la CAQ pour la reprendre.

Johnson

Yves-François Blanchet est passé de justesse en 2012 (203 voix de majorité), avec une CAQ qui poussait très fort derrière. Le ministre de l'Environnement devrait garder son siège plus facilement cette fois.

Arthabaska

Sylvie Roy, qui a gagné par plus de 5000 voix en 2012, réussira-t-elle à garder Arthabaska ? Libéraux et péquistes ont un oeil sur cette circonscription.

Nicolet-Bécancour

En 2012, le caquiste Donald Martel a clairement profité de la division des 50 % de souverainistes, répartis presque équitablement entre Jean-Martin Aussant, chef d'Option nationale, et le candidat du PQ. Gros avantage PQ.

Trois-Rivières

La députée libérale sortante, Danielle St-Amand, ne se représente pas. Le PQ mise sur Alexis Deschênes pour prendre cette circonscription qui lui échappe depuis 2003.

Ailleurs, à suivre

Le choix étonnant (et opiniâtre) de Philippe Couillard de se présenter chez lui, dans la circonscription de Roberval, et la réaction des électeurs de Mégantic, éprouvés depuis l'été dernier, constituent les principaux points d'intérêt excentrés de la bataille électorale.

Abitibi-Est

Le PQ et le PLQ s'échangent cette circonscription, par moins de 800 votes, depuis 2007 (PQ-PLQ-PQ). Imprévisible.

Roberval

Avec une majorité de près de 6000 voix aux dernières élections, le péquiste Denis Trottier ne devrait pas, normalement, trop s'inquiéter, mais puisqu'il affronte le chef libéral, Philippe Couillard, il faudra garder un oeil sur cette circonscription le soir du scrutin.

Mégantic

La cote de Pauline Marois a remonté à la suite de la catastrophe de juillet et les stratèges péquistes pensent pouvoir ravir cette circonscription remportée de justesse par le libéral Ghislain Bolduc en 2012 (1099 voix de majorité).




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