Un «souverainiste en temps et lieu» pour le PQ dans Portneuf

Pauline Marois... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Pauline Marois

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Il n'y aurait probablement pas de référendum sur la souveraineté dans un prochain gouvernement péquiste majoritaire, croit le candidat du parti dans Portneuf, Hugues Genois.

«Je suis un souverainiste en temps et lieu, ça veut dire quand on sera prêt, a-t-il déclaré. Ça prend les bonnes conditions. Il faut être prêt, on va travailler fort pour rassembler toutes les conditions. On ne se lancera pas à l'aveugle dans ce projet», a-t-il déclaré lors d'un impromptu de presse. En compagnie de la chef du Parti québécois (PQ) Pauline Marois, le candidat visitait l'usine locale d'Alcoa, où une récente entente a permis de sauver des centaines d'emplois.

M. Genois, président du fleuriste et paysagiste Primeverts, n'est pas un souverainiste pressé. «Le référendum va arriver quand on sera prêt, honnêtement. On est-tu prêt ? On verra la suite des élections et les tangentes que ça va prendre. Ce n'est pas moi qui décide.»

Mais qu'en pense-t-il? «Je ne pense pas dans le premier, a-t-il répondu. On pourrait peut être attendre, ou selon ce que Mme Marois va nous donner comme information...»

Mme Marois a annoncé qu'elle présenterait un livre blanc sur l'avenir du Québec. Certains péquistes y voient une consultation. Pour d'autres, il s'agit d'un exercice de promotion de la souveraineté.

Avec cette promesse, parlera-t-on davantage de souveraineté durant la campagne qu'en 2012? «Je ne crois pas, répond M. Genois. C'est sûr qu'on va en discuter, en parler, mais on a comme priorités l'emploi et l'économie présentement. Et je pense que c'est de ça que les gens veulent entendre parler. C'est certain que notre cause première, c'est la souveraineté. On va la défendre aussi. Mais moi, dans mon comté, on veut parler d'emploi, d'économie, de souveraineté et de la charte.»

Il ne semble pas vouloir prendre le bâton de pèlerin pour défendre l'indépendance durant les 35 prochains jours. «Les gens savent que je ne me lancerai pas à l'aveugle dans un projet. Quand je serai convaincu, je vais convaincre les gens. Je suis capable d'avoir des arguments pour expliquer. Les gens ont peur de l'incertitude.

Portneuf ne sera pas facile à gagner pour le PQ. Depuis 2003, les péquistes y terminent en troisième place. Lors des dernières élections, le PQ accusait plus de 7000 votes de retard sur le député caquiste.

Marois ne répond pas aux médias

Lors du déclenchement des élections ce matin, Mme Marois s'est contentée d'une déclaration. Elle a refusé de répondre aux questions des journalistes, contrairement à la tradition et à ce qu'ont fait les autres chefs.

Sentant l'agacement des journalistes, elle a promis de répondre aux questions plus tard en campagne. Mais aucun point de presse n'est prévu à son horaire aujourd'hui.

À l'usine d'Alcoa, la chef du PQ a rencontré une quarantaine de travailleurs à l'extérieur qui l'attendaient dans un environnement contrôlé. Elle n'a pas pris de bain de foule à l'intérieur.

Elle s'est félicitée de l'entente qui a permis d'offrir un tarif d'électricité avantageux à Alcoa. L'aluminerie, le plus gros client d'Hydro-Québec, menaçait l'automne dernier de fermer ses trois usines au Québec, qui emploient 3300 travailleurs. Une entente a été conclue peu avant le déclenchement de la campagne. «Quand j'ai eu la nouvelle, c'était bienvenu», a raconté M. Genois, qui avoue que sans cette entente, sa campagne aurait été «un peu plus difficile».




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