Harper refuse de dire s'il nommera un non élu dans son cabinet

Stephen Harper n'a pas voulu fermer complètement la porte à la nomination d'un... (Photo La Presse Canadienne)

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Gilles Toupin
La Presse

Stephen Harper n'a pas voulu fermer complètement la porte à la nomination d'un sénateur non élu au sein d'un éventuel cabinet conservateur afin de représenter des régions moins bien pourvues en députés portant la bannière gouvernementale.

Le chef conservateur a d'abord dit que la campagne électorale était serrée et qu'il n'allait pas commencer à annoncer son cabinet avant d'être élu. Il a cependant fait un plaidoyer en faveur de la nécessité pour les Canadiens et les Québécois de faire en sorte qu'ils soient bien représentés partout au pays au sein du cabinet.

«Je ne vais pas commencer à annoncer qui je nommerai au cabinet, a-t-il dit. Il nous faut d'abord remporter les élections. Bien sûr, nous demandons au gens dans toutes les provinces de faire en sorte qu'elles soient bien représentées au gouvernement. Nous croyons que nous pouvons gagner ces élections. Nous croyons que nous allons gagner ces élections. Nous avons en ce moment des défis à relever et il nous faut des gens de toutes les parties du pays pour représenter tous les Canadiens autour de la table. Ainsi, leurs voix seront entendues.»

Lors du dernier Parlement, M. Harper avait nommé un non-élu, Michael Fortier, dans son cabinet en le faisant d'abord sénateur. Il s'agissait à l'époque d'inclure un représentant de la grande région montréalaise pour siéger au conseil des ministres. Lors du déclenchement des élections, M. Fortier, ministre des Travaux publics, avait démissionné du Sénat pour se présenter sous la bannière conservatrice dans Vaudreuil-Soulanges.

Les conservateurs ont cependant beaucoup de mal au Québec en ce moment. M. Fortier a de bonnes chances d'être défait par la bloquiste Meili Faille mardi prochain et quelque cinq sièges conservateurs sur onze ailleurs dans la province risquent de passer au Bloc. Dans une telle éventualité, M. Harper, si son parti était reporté au pouvoir, aurait beaucoup de mal à former un cabinet avec une représentation québécoise digne de ce nom.

C'est sans doute pourquoi il a préféré à Brantford rester vague sur ses intentions à cet égard.

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