Harper et Mulcair ravivent le spectre du scandale des commandites

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Le chef conservateur effectue trois arrêts au Québec, jeudi. Après Trois-Rivières ce matin, il prend le chemin de Drummondville et de Thetford Mines en après-midi.

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Martin Croteau, Pierre André-Normandin
La Presse

(TROIS-RIVIÈRES) La controverse qui a mené à la démission du coprésident de la campagne de Justin Trudeau prouve que la culture du Parti libéral n'a pas changé depuis le scandale des commandites, selon Stephen Harper et Thomas Mulcair.

Dan Gagnier a été forcé de quitter ses fonctions dans la campagne libérale en raison d'un courriel envoyé à des employés de TransCanada, le promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est. L'ancien bras droit de Jean Charest les conseille sur la meilleure stratégie à adopter pour faire valoir leur position auprès d'un nouveau gouvernement. L'objectif est de faire en sorte que le projet controversé aille de l'avant sans être trop retardé.

De passage à Trois-Rivières, jeudi, le chef du Parti conservateur a bondi à pieds joints sur les libéraux, traçant un parallèle entre le comportement de M. Gagnier et le scandale des commandites.

« Je crois que la culture du Parti libéral n'a pas changé, a ironisé le chef conservateur. Cette culture ne va jamais changer. »

«Le vrai visage du Parti libéral s'appelle Dan Gagnier», a lancé pour sa part, le chef néo-démocrate. De passage à Alma, Thomas Mulcair a lui aussi profité de la controverse pour tracer un parallèle avec le scandale qui avait durement affecté le Parti libéral au début des années 2000.  «C'est le même vieux parti qu'au temps du scandale des commandites. Justin Trudeau a fait campagne avec [les ex-premiers ministres] Jean Chrétien et Paul Martin. Les Québécois se souviennent du scandale des commandites et on vient de leur rappeler que c'est le même vieux parti. C'est la même vieille clique qui fait les mêmes vieux tours.»

Thomas Mulcair croit que cette controverse vient mettre en lumière que le véritable changement passe par le NPD. «Pour la première fois en 148 ans, on n'a pas à alterner entre la corruption libérale et la corruption conservatrice : cette fois, on a une course à trois. Cette fois, on a un vrai choix avec un gouvernement du NPD.»

Harper esquive les questions sur Ford

M. Harper a par ailleurs esquivé les questions sur la présence des frères Rob et Doug Ford à un rassemblement à Toronto, mercredi. Relancé à savoir s'il est gêné de s'associer à deux hommes dont la consommation de drogue a défrayé la chronique dans le monde entier, le premier ministre s'est gardé de nommer les deux frères. 

« Vous devriez poser la question à ces individus, a dit M. Harper. Le rassemblement auquel vous faites référence est un rassemblement du Parti conservateur du Canada. Nous rassemblons tous les Canadiens qui se battent pour un programme de budgets équilibrés et de faibles taux de taxation. »

Le chef conservateur effectue trois arrêts au Québec, jeudi. Après s'être arrêté à Trois-Rivières pour prêter main-forte au candidat Dominic Therrien, il prend le chemin de Drummondville et de Thetford Mines en après-midi.

Thomas Mulcair fait lui aussi campagne au Québec aujourd'hui. Il était ce matin à Alma, d'où il espère déloger le ministre Denis Lebel. «Ce n'est pas M. Lebel qu'il faut regarder, c'est M. Harper notre cible», a-t-il lancé à ses militants qui brandissaient des affiches «arrêtons Harper».

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