Eaux usées: les villes placées devant des «choix impossibles», déplore Trudeau

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Refusant de blâmer la Ville de Montréal pour le déversement de milliards de litres d'eaux usées qu'elle prévoit faire dans le fleuve Saint-Laurent, Justin Trudeau accuse plutôt le gouvernement conservateur d'avoir placé les villes devant des «choix impossibles» en refusant de financer adéquatement l'entretien des infrastructures.

Le chef libéral était de passage à Montréal ce matin pour marteler son message sur l'allocation aux familles que son parti promet de créer. Il avait invité les journalistes au Stade olympique pour illustrer son engagement qui permettrait selon lui de sortir 60 000 enfants québécois de la pauvreté, soit autant que le nombre de sièges de l'amphithéâtre de l'est de la métropole.

Mais c'est plutôt une autre comparaison, soit celle de Montréal qui compte déverser l'équivalent de quatre stades olympiques d'eaux usées dans le fleuve du 18 au 25 octobre qui a retenu l'attention. Invité à commenter la décision de la métropole, Justin Trudeau est resté vague sur la position qu'un éventuel gouvernement libéral adopterait face à ce déversement.

«C'est préoccupant qu'on soit rendu à ce point. Je comprends la position impossible dans laquelle le gouvernement, qui a refusé d'être un partenaire dans le traitement des eaux usées, a mis nos élus et nos villes», a répondu Justin Trudeau. Le chef libéral s'est engagé à être un «meilleur partenaire des villes» en investissant 20 milliards dans les infrastructures vertes, ce qui inclut le traitement des eaux usées. Il dit ainsi vouloir éviter que «les villes n'aient pas à faire de choix impossibles, comme le choix auquel [les élus de Montréal] font face».

Avant d'aller de l'avant avec ce rejet de 8 milliards de litres, Montréal doit en effet obtenir l'autorisation du ministère de l'Environnement du Canada. Or hier, le lieutenant québécois de Stephen Harper, Denis Lebel, s'est dit «très préoccupé» par cette décision de l'administration Coderre. Environnement Canada est toujours à étudier le projet.

L'administration Coderre assure avoir étudié plusieurs scénarios avant de décider de rejeter ses eaux usées dans le fleuve du 18 au 25 octobre. Ce déversement doit avoir lieu dans le cadre des travaux d'abaissement de l'autoroute Bonaventure. La construction d'une nouvelle chute à neige impose la purge complète d'un intercepteur de 30 kilomètres compris entre les arrondissements de LaSalle et de Rivière-des-Prairies - Pointe-aux-Trembles.

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