Denis Lebel, la force tranquille de Harper au Québec

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Denis Lebel, le lieutenant de Stephen Harper au Québec

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(Québec) Alors que l'autocar se met en branle à Québec, avant même de discuter des détails de l'annonce sur le niqab et des possibles questions des médias, Denis Lebel sort une feuille de son veston. Le document contient la liste de noms de proches, d'amis ou de gens qu'il a croisés au fil des années et qui célèbrent leur anniversaire en septembre.

«Bonne fête, mon Clifford. Je te souhaite de passer une belle journée!», lance le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec à son interlocuteur. Des appels téléphoniques de bons souhaits de ce genre, Denis Lebel en fait tous les jours malgré son emploi du temps chargé.

L'ancien premier ministre Brian Mulroney avait aussi l'habitude de téléphoner autant à ses amis qu'à ses adversaires politiques et même aux journalistes pour prendre de leurs nouvelles, leur souhaiter prompt rétablissement s'ils devaient surmonter la maladie ou leur exprimer sa compassion s'ils étaient en deuil. C'était aussi la marque de commerce de l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest tout au long de sa carrière.

Depuis les trois dernières décennies, Denis Lebel est le troisième Bleuet à jouer un rôle influent au sein du gouvernement fédéral. Avant lui, Lucien Bouchard était l'homme de confiance de Brian Mulroney au Québec. Quand M. Bouchard a quitté le gouvernement progressiste-conservateur en 1990 dans la foulée de l'échec de l'accord du lac Meech pour fonder le Bloc québécois, il a été remplacé par Benoît Bouchard.

À bonne école

«Je suis le lieutenant politique de M. Harper au Québec, mais je ne veux pas me comparer à ces personnalités historiques», affirme-t-il. «Dans ce rôle, je ne cherche pas la notoriété.»

Certains diront que Denis Lebel représente plutôt la «force tranquille» de Stephen Harper au Québec. On lui attribue en grande partie le succès du Parti conservateur à recruter des candidats de marque au cours des deux dernières années, malgré des sondages peu favorables dans la province. 

Des candidats comme Gérard Deltell, ancien député de la Coalition avenir Québec à l'Assemblée nationale, Alain Rayes, maire de Victoriaville, Pascale Déry, ancienne journaliste à LCN, Éric Girard, ancien haut dirigeant de la Banque Nationale, Réjean Léveillé, ancien journaliste à TVA, ou encore Dominic Therrien ont choisi de briguer les suffrages pour le Parti conservateur parce que Denis Lebel les a convaincus.

«Il est non seulement notre lieutenant au Québec, mais il est aussi notre capitaine. Il soude l'équipe ensemble. Sans lui, je ne sais pas si j'aurais fait le saut en politique fédérale», lance Gérard Deltell, alors que l'autocar roule  sur l'autoroute 40.

Il faut dire qu'il est allé à bonne école. Avant de faire le saut en politique fédérale, en 2007, il a été maire de Roberval pendant sept ans. Le gouvernement municipal est celui qui est le plus près des gens, dit-on. Il a aussi été impliqué pendant plusieurs années dans la Traversée internationale du lac Saint-Jean. La «politique de proximité», il l'a importée à Ottawa. Au point que certains de ses commettants l'appellent toujours «monsieur le maire» quand il se promène à Roberval.

Lafleur, une inspiration

Denis Lebel affirme ne pas avoir de véritable mentor en politique. Mais quand on lui demande quelle personne l'inspire le plus, il n'hésite pas une seconde. Guy Lafleur, l'ex-joueur étoile du Canadien de Montréal, représente à ses yeux un modèle à suivre. Non pas parce qu'il a réalisé de nombreux exploits sur la glace avec les Glorieux dans les années 70, mais pour les gestes altruistes qu'il a toujours posés en dehors de la patinoire.

Denis Lebel est un ami de longue date de Mario Tremblay, coéquipier  de Guy Lafleur pendant plusieurs saisons. Les histoires qu'il lui a racontées au sujet du Démon blond l'ont marqué pour toujours.

«Guy Lafleur demeure pour moi un modèle à suivre, peu importe ce qu'on fait dans la vie, note Denis Lebel. Il était toujours d'une gentillesse exemplaire envers ses coéquipiers. Il ne cherchait jamais la gloire, mais il voulait partager ses moments de joie avec ses amis. Très souvent, quand il remportait la Coupe Molson, il invitait les autres joueurs à souper au restaurant et payait pour tout le monde. C'était un homme très généreux avec ses partisans, mais aussi avec les autres joueurs de l'équipe.»

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