Harper promet de financer la recherche sur les causes du terrorisme

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Stephen Harper a promis le prolongement, sur cinq ans, d'un programme de recherche pour prévenir la radicalisation.

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Lina Dib
La Presse Canadienne
OTTAWA

En ce 41e jour de la campagne électorale et 14e anniversaire des événements du 11 septembre, c'est le chef conservateur Stephen Harper qui a donné le ton, en parlant surtout de terrorisme et de sécurité.

De passage à Victoriaville, vendredi matin, M. Harper a, encore une fois, décrit son parti comme le seul capable de protéger les Canadiens contre les dangers du terrorisme.

Il a reproché aux néo-démocrates et libéraux d'être trop timides, à cause de leur « idéologie » et de leur « rectitude politique ».

Thomas Mulcair et Justin Trudeau ont défendu leur position.

Le chef libéral a soutenu que son approche était la plus « équilibrée », se préoccupant à la fois de la sécurité et de la liberté des Canadiens.

M. Trudeau veut revoir certains aspects de la loi antiterroriste C-51 pour laquelle il a voté. Il veut aussi retirer les avions militaires canadiens de la mission de bombardement contre le groupe État islamique (EI) et augmenter plutôt les ressources militaires canadiennes pour la formation des soldats irakiens.

Le chef néo-démocrate a maintenu, lui aussi, que le Canada devait cesser sa participation aux frappes aériennes contre l'EI en Syrie et en Irak. Selon Thomas Mulcair, c'est en bloquant la route aux armes, à l'argent et aux combattants étrangers que le Canada peut lutter plus efficacement contre l'EI.

« Il y a un traité international sur les armements. Le Canada est le seul membre de l'OTAN à ne pas l'avoir signé. Ça, on peut le changer », a-t-il donné comme exemple.

Et c'est en prévenant la radicalisation, a-t-il dit, qu'on s'attaque au problème des combattants étrangers qui grossissent les rangs de l'EI au Proche-Orient.

Justement, M. Harper, en plus de critiquer ses adversaires, a promis le prolongement sur cinq ans d'un programme de recherche pour prévenir la radicalisation. Le projet Kanishka recevrait 10 millions de dollars en cinq ans, si le gouvernement conservateur était réélu le 19 octobre.

Cet appétit pour la recherche sur les causes du terrorisme contraste avec les déclarations passées du chef conservateur. Au lendemain de l'attentat au marathon de Boston, en avril 2013, M. Harper s'était moqué de M. Trudeau qui parlait des « causes profondes » du terrorisme. Le premier ministre sortant disait alors qu'il fallait punir les terroristes et non pas essayer de les comprendre.

Crise des réfugiés syriens

Alors que le discours des chefs de partis se concentrait sur le terrorisme, la question de la crise des réfugiés syriens était mise en sourdine.

Celui qui mène la campagne conservatrice au Québec prétend qu'elle ne faisait déjà pas de bruit chez lui.

« Je vous avoue que chez moi j'en entends très peu parler. J'en entends pas parler, pas beaucoup, vraiment pas. J'ai visité 30 municipalités de mon comté cette semaine, on me parle pas mal plus d'industrie forestière, d'économie, de pain et de beurre. (...) On ne parle pas beaucoup, au Lac-Saint-Jean, de la question des migrants », a assuré Denis Lebel, lieutenant québécois de Stephen Harper.

M. Lebel accompagnait son chef, vendredi matin, à Victoriaville.

Autres discours

Loin de ce débat, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, faisait campagne à Montréal, vendredi. Il a proposé de faire exactement l'inverse de ce que suggère la commission Robillard, soit de rapatrier l'administration de l'impôt fédéral au Québec, comme c'est le cas pour la TPS.

« Il y a déjà un pas de fait; faisons le deuxième pas et conservons non seulement notre autonomie fiscale, mais permettons aux gens d'économiser », a argué M. Duceppe.

M. Mulcair était à Edmonton pour mousser son plan d'investissement dans le transport public et les infrastructures municipales. Le NPD injecterait 1,3 milliard par année sur 20 ans dans le transport en commun et augmenterait les transferts directs aux municipalités de 1,5 milliard par année d'ici quatre ans.

M. Trudeau était de passage à Burnaby, en Colombie-Britannique. Il y a promis qu'un gouvernement libéral créerait 40 000 emplois par année pour des jeunes travailleurs, pour les trois prochaines années.

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