Mettre Harper à la porte: une responsabilité des syndiqués, dit la FTQ

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Daniel Boyer

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Mettre le gouvernement Harper à la porte doit être la responsabilité permanente des syndiqués du Québec jusqu'au 19 octobre, a plaidé vendredi le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le président de la plus grande centrale syndicale du Québec a pris la parole devant le Conseil national d'Unifor, un syndicat pancanadien de 305 000 membres, dont les représentants sont réunis jusqu'à dimanche à Montréal.

La FTQ représente quelque 600 000 membres au Québec par le biais de ses différents syndicats affiliés.

«Il faut mettre ce gouvernement-là dehors, à la porte. C'est notre devoir, notre responsabilité permanente jusqu'au 19 octobre prochain, tous les jours, toutes les semaines, d'un océan à l'autre, dans les grandes villes comme dans les petites villes, dans chaque région, dans chaque province. Nous, le mouvement syndical, devons poser des gestes, devons nous prononcer pour faire avancer la lutte pour se débarrasser des conservateurs», s'est exclamé M. Boyer.

Il a qualifié le gouvernement Harper d'anti-travailleurs, anti-chômeurs, anti-services publics.

Il l'accuse d'avoir «saccagé l'assurance-emploi», amoindri la portée du droit d'association et de négociation et «démoli notre service postal».

Il lui reproche aussi d'avoir sabré des montants dans les budgets de Radio-Canada et de s'être immiscé dans des conflits chez Air Canada, le Canadien Pacifique et Postes Canada.

De plus, il le critique pour avoir aboli les crédits d'impôt fédéraux pour les fonds de travailleurs, dont le Fonds de solidarité de la FTQ, en plus d'avoir adopté divers projets de loi jugés antisyndicaux.

Mais M. Boyer s'en est aussi pris au gouvernement provincial de Philippe Couillard, lui reprochant de se comporter comme un gouvernement conservateur, parce qu'il a entrepris «un programme de destruction massive de nos programmes sociaux» avec ses compressions budgétaires.

Et il a rappelé que dans le cadre des négociations avec les secteurs public et parapublic, le gouvernement Couillard offre deux années de gel salarial, suivies de trois années avec des augmentations de 1 pour cent.

De même, le président national du syndicat pancanadien Unifor, Jerry Dias, n'a pas mâché ses mots envers le gouvernement Harper, parlant d'un «tas de menteurs» dans le dossier du sénateur Mike Duffy. Dans son allocution d'ouverture, il a vanté les mérites de Montréal, «une ville de classe mondiale», qui a une culture fabuleuse, une vie trépidante, d'excellents restaurants, «mais ce que j'aime le plus de Montréal, c'est que c'est la ville où Stephen Harper est le plus impopulaire», a lancé M. Dias.

Le leader syndical a invité les Canadiens à reprendre en main leur propre pays.

Le syndicat Unifor, qui compte 52 000 membres au Québec, partage la position de la FTQ lors des élections fédérales, à savoir n'appuyer aucun parti en soi, mais appuyer dans les circonscriptions le candidat le plus susceptible de battre le candidat conservateur.

Quelques centaines de syndiqués d'Unifor ont d'ailleurs manifesté et marché, sur l'heure du midi, contre le gouvernement Harper.

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