Mulcair en avance dans Outremont

Thomas Mulcair et Jack Layton.... (Photo Etienne Ranger, Le Droit)

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Thomas Mulcair et Jack Layton.

Photo Etienne Ranger, Le Droit

(Ottawa) Thomas Mulcair est en train de faire d'Outremont un bastion du NPD au Québec. Et tout indique que l'ancien président des Alouettes de Montréal Larry Smith sera incapable de permettre au Parti conservateur de faire la percée tant attendue dans la métropole.

Un sondage CROP réalisé pour le compte de La Presse dans deux circonscriptions de la région de Montréal démontre que le NPD tient facilement le coup dans Outremont et que le Parti libéral sera en mesure de repousser sans grande difficulté les efforts du Parti conservateur de s'implanter dans l'île.

Dans la circonscription d'Outremont, le député sortant et candidat néo-démocrate Thomas Mulcair jouit d'une confortable avance sur son adversaire libéral, l'ancien ministre de la Justice Martin Cauchon. M. Mulcair récolte en effet 47% des appuis après répartition proportionnelle des indécis (15%) tandis que M. Cauchon, qui a représenté Outremont aux Communes de 1993 à 2004, recueille 27% des intentions de vote.

La candidate du Bloc québécois, Élise Daoust, arrive loin derrière avec 14% alors que le porte-étendard du Parti conservateur, Rodolphe Husny, doit se contenter d'un maigre 7%.

Si les résultats de ce sondage réalisé auprès de 501 personnes du 5 au 7 avril se confirment le 2 mai, Thomas Mulcair, élu dans le cadre d'une élection partielle en septembre 2007, éclipsera facilement son score de 39% obtenu aux élections générales d'octobre 2008. Son adversaire libéral de l'époque, Sébastien Dhavernas, avait réussi à obtenir 33% des suffrages.

Pour le sondeur Youri Rivest, de la firme CROP, ces résultats démontrent que la victoire de Thomas Mulcair dans Outremont en 2007 n'était pas un accident de parcours. Depuis lors, il n'a fait que solidifier ses appuis dans cette circonscription longtemps détenue par les libéraux.

«M. Mulcair a déjà gagné deux fois et son avance est très solide. Ce qui est étonnant, c'est que les électeurs d'Outremont connaissent M. Cauchon, mais ils ne votent pas pour lui. Ce n'est pas tant M. Cauchon que la marque libérale qui est en difficulté au Québec. On dirait que le Parti libéral n'est plus le parti des fédéralistes, mais le parti des électeurs anglophones», a analysé M. Rivest.

Il a ajouté que M. Mulcair est en mesure de rallier presque tous les votes de gauche à sa cause dans Outremont, les appuis au Bloc québécois étant négligeables.

Dans la circonscription de Lac-Saint-Louis, le député sortant et candidat libéral Francis Scarpaleggia ne semble pas menacé même si le Parti conservateur a réussi à convaincre Larry Smith de défendre ses couleurs.

En effet, M. Scarpaleggia recueille 46% des intentions de vote après une répartition proportionnelle des 13% d'indécis, soit 20 points de pourcentage d'avance sur M. Smith (26%).

Le candidat du NPD, Alain Ackad, obtient pour sa part l'appui de 12% des électeurs alors que le candidat bloquiste Éric Taillefer doit se contenter de 6%.

Si les résultats de ce sondage réalisé également auprès de 500 personnes du 4 au 7 avril se concrétisent, M. Scarpaleggia obtiendra essentiellement le même score qu'aux élections de 2008. Il représente cette circonscription aux Communes depuis 2004.

«À l'évidence, la candidature de M. Smith n'a pas eu d'impact. Les gens n'ont pas porté attention à sa candidature. Comme en 2008, les conservateurs votent conservateur et les libéraux votent libéral, peu importe le candidat», a dit M. Rivest.

Depuis le début de la campagne électorale, M. Smith s'est attiré les foudres à deux reprises pour avoir tenu des propos controversés.

D'abord la semaine dernière, il a affirmé au quotidien Le Devoir que la défense du français n'était plus à l'ordre du jour des jeunes Québécois, qui préféraient se tourner vers le monde.

Et cette semaine, il a déclaré à La Presse Canadienne qu'il est «normal» pour une circonscription représentée par un député conservateur de recevoir davantage d'argent d'Ottawa.

La dernière fois que les conservateurs ont réussi à faire élire un député dans l'île de Montréal remonte à 1988. Brian Mulroney était alors chef du Parti progressiste-conservateur.

La marge d'erreur de ce coup de sonde est de plus ou moins 4,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.




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