L'accessibilité du réseau de garderie est menacée, dénonce la CSQ

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Roxanne Ocampo Picard
La Presse Canadienne

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) revendique un réinvestissement dans le réseau de garderies alors que les consultations sur l'éducation à la petite enfance s'amorceront cette semaine.

Sa première vice-présidente, Sonia Éthier, souligne que l'égalité des chances pour tous les enfants ainsi que la conciliation travail-famille se trouvent au coeur des recommandations de la centrale syndicale et de sa Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ).

Elles réclameront un moratoire sur l'octroi de permis pour les places en garderies privées non subventionnées auprès de la commission, qui vise à faire le point sur la politique familiale québécoise, près de 20 ans après son lancement.

Par ailleurs, cette commission est financée non pas par le gouvernement, mais bien par l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et ses partenaires.

En entrevue à La Presse canadienne, Mme Éthier a vivement dénoncé la modulation des tarifs de garde - grand responsable, à ses yeux, d'un exode vers le privé.

Alors que le réseau des Centres de la petite enfance a subi des compressions budgétaires de l'ordre de 120 millions, Mme Éthier estime que son accessibilité même est menacée.

«Tout le réseau qui avait été mis en place pour garantir l'égalité des chances, notamment pour les enfants en milieux défavorisés, et permettre aussi l'accès au marché du travail aux femmes, a-t-elle fait valoir. C'est vraiment mis en péril par les politiques actuelles.»

La CSQ revendique également l'abolition du crédit d'impôt pour familles qui fréquentent le réseau privé, afin de réinvestir les sommes dégagées dans la création des places à contribution réduite.

«Notre réseau, c'est le premier maillon fort du système d'éducation, c'est ça qu'il ne faut pas oublier. Et quand le gouvernement s'acharne à faire des politiques qui font en sorte que ce réseau-là s'effrite, on perd vraiment l'objectif premier de son institution», a dénoncé la syndicaliste, exhortant le gouvernement Couillard à instaurer des services de garde à «contribution unique et universelle».

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