Un rapport recommande à l'UQAM de se décentraliser

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Le pavillon de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

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Louise Leduc
La Presse

Alors que l'École des sciences de la gestion de l'UQAM menace de se séparer et qu'il y a grogne un peu partout, un rapport demandé à deux consultantes recommande que l'institution montréalaise prenne elle-même les devants et procède à une décentralisation générale qui ferait en sorte que ses facultés et son école de gestion gèrent au moins en partie leurs budgets. Le statu quo n'est plus possible, écrivent-elles.

« C'est un euphémisme de dire que la situation actuelle de l'UQAM est loin d'être simple et que les visions quant à son avenir ne sont pas nécessairement partagées, écrivent Louise Dandurand et Hélène P. Tremblay. Mais nous croyons que l'UQAM n'a plus le choix : les risques de repli des membres du personnel et du corps enseignant sur leur carrière personnelle, de désintérêt et de perte de notoriété de l'Université sont réels. »

Le diagnostic fait par les deux auteures n'est pas rose, aussi bien d'un point de vue budgétaire qu'académique.

Ainsi, selon elles, « les facultés sentent qu'elles n'ont que peu ou pas de contrôle réel sur leur projet académique ».

Par ailleurs, « les membres de la communauté semblent éprouver une réelle difficulté à percevoir l'impact des compressions budgétaires auxquelles Université est et continuera d'être confrontée puisque le défi est double : réduire le déficit courant dans un premier temps, puis éliminer le déficit accumulé (environ 200 millions de dollars) par la suite. Si tous paraissent conscients de la position défavorable de l'UQAM en termes de richesse relative, les impacts des déséquilibres budgétaires actuel et projeté semblent en bonne partie sous-estimés ».

De l'avis des deux consultantes, le statu quo « n'est donc pas une option : si la décentralisation est rejetée, il faudra lui substituer une solution de rechange d'envergure similaire, laquelle reste à inventer ».

Ceci étant dit, si la voie de la décentralisation est choisie, les deux auteures mettent l'UQAM en garde contre tout excès et contre tout risque de balkanisation et la perte d'identité collective.

Le rapport a été commandé aux deux consultantes en mars par la direction de l'UQAM.

À ce moment-là, le recteur Robert Proulx affichait sa volonté d'engager l'institution dans un processus de réflexion sur le modèle approprié de décentralisation pour favoriser son développement optimal.

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