L'offre des cégeps doit être plus flexible, estime Philippe Couillard

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Le premier ministre s'est dit en faveur «d'offrir des formations plus à la carte pour des gens qui ont des besoins spécifiques».

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
SAINT-JÉRÔME

Le premier ministre Philippe Couillard souhaite plus de flexibilité dans l'offre de formation des cégeps.

De passage à Saint-Jérôme dans le cadre d'une activité partisane, mardi, le premier ministre s'est dit en faveur «d'offrir des formations plus à la carte pour des gens qui ont des besoins spécifiques», reprenant à son compte l'une des recommandations du rapport Demers, déposé il y a près de deux ans.

M. Couillard a indiqué que la clientèle visée était notamment composée de gens qui sont «éloignés du marché du travail et qui veulent y revenir» et qu'il s'agissait ainsi d'une «façon d'augmenter la flexibilité et l'offre de formation» dans les cégeps.

Le premier ministre a fait état d'une volonté de mettre en place «une passerelle plus facile entre la formation professionnelle et une attestation collégiale», et de renforcer «le lien avec le milieu économique» des régions où se trouvent les collèges.

Toujours dans la foulée du rapport de Guy Demers, Philippe Couillard a insisté sur le recrutement des étudiants étrangers.

«On constate à travers le Québec que nos cégeps, particulièrement nos cégeps de région, sont capables maintenant d'attirer des étudiants internationaux, de développer des points d'excellence», a-t-il dit. Le rapport Demers voyait dans ce recrutement une source de revenus additionnels pour les établissements collégiaux.

Le premier ministre n'a toutefois pas voulu aborder la problématique particulière qu'impose le niveau collégial à la durée des études au Québec. Dans les autres provinces, la formation secondaire dure une année de plus (six ans, comparativement à cinq ans au Québec), tout comme la formation universitaire de premier cycle (baccalauréat de quatre ans, comparativement à trois au Québec), deux années que les étudiants québécois complètent, eux, au niveau collégial.

Or, de plus en plus d'universités québécoises offrent maintenant des baccalauréats de quatre ans, ce qui impose une année d'études de plus aux étudiants québécois pour le même diplôme par rapport à leurs confrères du reste du Canada.

M. Couillard a cependant indiqué que la durée de la formation générale n'était pas «un thème prioritaire de discussion».

Le premier ministre a qualifié le rapport de «repère», faisant valoir qu'il avait été préparé par des gens issus du milieu collégial et que son gouvernement entendait s'y référer.

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