Des parents réclament une école dans l'ouest du centre-ville

Un regroupement de jeunes parents milite pour la construction... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Un regroupement de jeunes parents milite pour la construction d'une école publique francophone au centre-ville de Montréal. Ci-dessus, une jeune famille joue dans le parc Julia-Drummond, situé dans le district Peter-McGill, au nord de Griffintown.

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Un regroupement de jeunes parents du centre-ville sort du rang pour enfin obtenir une école de quartier. Pour eux, la situation est devenue intenable. Deux options s'offrent à leurs enfants : l'autobus pour des écoles à l'extérieur de leur quartier ou les établissements d'enseignement privés. À défaut de quoi ils doivent se résoudre à plier bagage et à déménager.

À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), on affirme qu'il y a « urgence » d'agir. « La construction d'une nouvelle école au centre-ville est devenue une priorité », affirme Christine Mitton, conseillère stratégique au bureau de la présidence. En moyenne, 1000 élèves grossiront les rangs des écoles du territoire chaque année d'ici 2020, selon les projections.

« On veut agir rapidement, explique-t-elle. Il y a des écoles à l'extérieur du quartier, mais elles roulent déjà à pleine capacité. Il y a actuellement différents scénarios sur la table. On souhaite réunir rapidement nos partenaires et la Ville de Montréal pour trouver une solution. »

Tous les week-ends, Alexandra Grenier, mère d'un enfant de 4 ans, croise des parents dans la même situation qu'elle au parc Julia-Drummond, angle Saint-Jacques et Lucien-L'Allier, tout juste au nord du quartier Griffintown. Mme Grenier est leader d'un mouvement pour la construction d'une école publique francophone au centre-ville. Elle explique que les jeunes parents, propriétaires de maisons unifamiliales, se demandent s'ils ne seront pas obligés de déménager en périphérie.

« C'est très frustrant, raconte-t-elle. Je veux envoyer mes enfants dans une école publique, c'est mon droit selon la Loi sur l'instruction publique. On adore notre quartier, il y a plein d'animation. »

«D'un côté, on n'arrête pas de dire aux familles de s'installer au centre-ville, mais de l'autre, on n'a pas accès à une école de quartier. C'est inconcevable.»

Alexandra Grenier
Résidante du district Peter-McGill et leader d'un mouvement pour la construction d'une école publique francophone au centre-ville

Le conseiller municipal du district Peter-McGill, Steve Shanahan, du parti Vrai changement pour Montréal, aimerait réunir à la même table le ministre de l'Éducation, la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, et le maire Denis Coderre pour établir un plan d'action.

« Nous avons fait le calcul, et il y a 1900 enfants de 14 ans et moins qui habitent le district, dit-il. Nous sommes heureux des investissements que le ministre de l'Éducation a consentis pour les infrastructures, cette semaine, mais ça ne nous donne pas une nouvelle école. Je discute de ce problème depuis trois ans. J'espère qu'on pourra enfin le régler, surtout que l'éducation semble revenir au coeur des priorités du gouvernement. »

L'une des solutions envisagées pourrait être la transformation d'un immeuble appartenant déjà à la CSDM, rue de la Montagne, sauf qu'il n'y a pas d'espace pour aménager une cour d'école. La CSDM pourrait toutefois s'inspirer du toit vert de la Maison du développement durable, mais un permis serait nécessaire.

6240 familles

Le district Peter-McGill, au nord de Griffintown, compte à lui seul 6240 ménages, dont 30 % sont constitués de familles. La proportion de la population âgée de moins de 14 ans se chiffre à 6 %, soit environ 2000 enfants qui n'ont pas accès à une école dans le quartier.

Que sont devenues les écoles ?

Au moment de sa création, en 1846, la CSDM comptait neuf écoles, et elles étaient toutes situées au centre-ville. Il y avait une école rue du Collège, rue Notre-Dame, rue Sherbrooke, rue Sainte-Catherine, rue Saint-Paul, et dans les anciennes rues Saint-Bonaventure et Sainte-Marie. À l'époque, les écoles portaient les noms des directrices - école « Mme Coderre », école « Mlle Poitras ». La plupart de ces édifices n'existent plus aujourd'hui, ou ont été vendus et ont changé de vocation.

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