Les Québécois veulent réinvestir dans l'éducation

Des parents et enfants manifestent devant l'école Sans-Frontières,... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Des parents et enfants manifestent devant l'école Sans-Frontières, à Rosement, en octobre dernier.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les chaînes humaines autour des écoles, organisées au cours des derniers mois, étaient représentatives : 86 % de la population estime que Québec doit mettre fin aux compressions budgétaires dans les écoles et réinvestir « massivement » dans l'éducation.

C'est ce qui ressort d'un sondage Crop réalisé du 8 au 10 mars auprès de 1000 adultes francophones, qui a été commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et dont La Presse Canadienne a obtenu copie.

« Le cumulatif du non-investissement a un impact direct du côté des parents et du côté des enfants. Je pense que la population le vit », a résumé en entrevue, mardi, la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

« Le gouvernement a longtemps nié que ça avait un impact, mais on sait que dans la vraie vie, il y a des enfants sur une liste, il y a des parents qui ont des enfants qui ont besoin d'aide et qui ne trouvent pas l'aide appropriée parce qu'on manque de services », a-t-elle ajouté.

Le sondage révèle également que la même proportion de Québécois, soit 86 %, trouve que le gouvernement du Québec doit élaborer un « plan d'investissement d'urgence » pour ramener à un niveau sécuritaire les établissements scolaires.

« Ça urge »

Plusieurs reportages ont en effet fait état de moisissures dans les écoles, de toitures qui coulent et autres.

« Ça urge; le message est clair », a dit Mme Chabot.

De même, 82 % des personnes interrogées se sont dites préoccupées par le manque de ressources professionnelles pour les élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage et les élèves handicapés.

« C'est vraiment majeur. Je ne suis malheureusement pas surprise du niveau d'appui. Ça veut dire que les cris d'alarme qu'on lance au sujet des services aux élèves en difficulté d'adaptation et d'apprentissage, aux élèves handicapés, on en voit l'effet direct. Les suppressions de postes, dans la dernière année, (ont été de) 250 professionnels de l'éducation », a noté Mme Chabot, dont le syndicat représente justement de tels professionnels.

De même, 81 % des personnes interrogées ont dit croire qu'il fallait poursuivre le développement du réseau collégial.

Vendredi dernier à Montréal, le premier ministre Philippe Couillard s'est engagé à donner « un signal très fort » en faveur de l'éducation dans le budget qui sera déposé jeudi, mais on ignore encore l'ampleur de ces réinvestissements. Il a cité particulièrement les infrastructures scolaires et les universités.

Le sondage Crop sera justement discuté à l'occasion des Rendez-vous de l'éducation que tient la centrale syndicale, mardi soir et mercredi, à Montréal.

La CSQ compte 200 000 membres. Elle représente les deux tiers des enseignants du préscolaire, primaire et secondaire, en plus de professionnels de l'éducation et d'employés de soutien scolaire. Elle représente également des travailleuses dans les services de garde et des syndiqués dans d'autres secteurs.

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