CPE: les compressions passent de 70 à 51 millions

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Des parents ont manifesté hier, sur le Plateau-Mont-Royal, pour dénoncer les compressions budgétaires dans le programme des CPE.

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(Québec) Les compressions dans les centres de la petite enfance (CPE) pour l'an prochain passent de 70 à 51 millions de dollars.

C'est ce que prévoit l'entente de principe conclue entre Québec et l'un deux regroupements de CPE, le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE). Cette entente a été conclue la semaine dernière, mais des détails sur son contenu ont été dévoilés mardi seulement.

Avec cette entente, « nous sommes très loin des 120 millions » de coupes véhiculées jusqu'ici, a soutenu la directrice générale du CQSGEE, Francine Lessard, en conférence de presse téléphonique.

Le gouvernement voulait en effet imposer des compressions de 120 millions l'an prochain aux CPE et aux garderies privées subventionnées. De cette somme, 70 millions de dollars étaient exigés des CPE, dont 36,9 millions représentaient la reconduction d'une coupe imposée cette année.

Cette coupe demeure récurrente, selon l'entente. Or, le montant exigé en surplus est réduit de 33 à 14 millions de dollars. « Nous avons consenti à une coupure, un effort supplémentaire, de 14 millions », a confirmé Mme Lessard.

Elle a toutefois indiqué que les CPE bénéficieront d'une allocation de transition d'un an d'une valeur de 20 millions de dollars pour s'adapter aux nouveaux barèmes de financement. Cette allocation pourrait toutefois disparaître par la suite, a-t-on compris. Les explications n'étaient pas claires à ce sujet.

L'entente revoit complètement la formule de financement des CPE. On passe de trois à quatre enveloppes budgétaires, par exemple. Selon le CQSGEE, le gouvernement fait de « nouveaux investissements » dans différents domaines : pour faciliter la garde à temps partiel et atypique (7,7 millions $) et développer l'approche éducative (12 millions $).

Les détails de chaque enveloppe budgétaire n'ont pas été divulgués au moment d'écrire ces lignes.

Selon Francine Lessard, « c'est évident que l'entente s'appliquera à tous les CPE », même si le plus gros groupe, l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), a refusé de négocier avec le gouvernement.

L'AQCPE demande l'abandon complet des compressions. Mardi, son directeur général, Louis Senécal, a écrit aux membres au sujet de la conclusion d'une entente entre Québec et CQSGEE, qui survient au moment même où son association exerce des moyens de pression. Des chaînes humaines ont été déployées autour de CPE au cours des dernières semaines, par exemple.

Une rencontre aura lieu prochainement avec le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx « pour connaître les intentions du gouvernement et discuter des enjeux liés au financement ». « En attendant, ajoute-t-il, il est capital de se rappeler que le sujet des compressions dans les CPE est devenu une priorité des médias et du gouvernement en raison de la mobilisation historique actuelle des parents, des CPE et de la population. Il serait hasardeux de réduire la pression alors même qu'autant de développements témoignent justement de notre influence collective. » L'AQCPE disait jusqu'ici envisager des journées de fermeture à la fin de février ou en mars.

Québec a également conclu une entente de principe avec les deux associations de garderies privées subventionnées lundi soir.

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