Commission scolaire Lester B. Pearson: moratoire sur la fermeture de deux écoles

Les élèves et parents de deux écoles anglophones ont poussé un soupir de... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les élèves et parents de deux écoles anglophones ont poussé un soupir de soulagement hier soir. Du moins pour la prochaine année. Devant la mobilisation, la Commission scolaire Lester B. Pearson (CSLBP) fait volte-face et impose un moratoire sur la fermeture de deux écoles prévues à la rentrée scolaire de septembre 2016.

Ainsi, l'école secondaire Lakeside Academy, rue Sherbrooke, dans l'arrondissement de Lachine, demeurera ouverte au moins jusqu'en décembre prochain, où les commissaires se pencheront de nouveau sur son sort. Depuis la décision de la fermer, en décembre dernier, 10 000 personnes ont signé une pétition avec l'appui des élus de Lachine et Dorval.

Lester B. Pearson a aussi décidé d'imposer un moratoire plutôt qu'une fermeture pour l'école primaire Riverview, dans Verdun, où des investissements pour améliorer les infrastructures ont eu lieu dans les dernières années. La décision de fermer demeure toutefois inchangée pour deux écoles. D'abord dans LaSalle, pour l'école Orchard. Et dans Pierrefonds, pour l'école Thondale, qui tombera sous le couperet à la fin de classes, en juin.

«Au cours des onze prochains mois, on va travailler avec la communauté pour trouver une alternative. C'est-à-dire avec la municipalité, avec les élus, les maires de Lachine et de Dorval, de même qu'avec le ministère de l'Éducation pour décider ce qu'on peut faire. On aura besoin de beaucoup de support pour conserver ces deux écoles», a prévenu la présidente de la commission scolaire, Suanne Stein, à la suite d'un vote majoritaire en faveur d'un moratoire, hier, lors du premier conseil des commissaires de l'année.

Les anglophones «exclus»

Avant de passer à un autre point à l'ordre du jour, Mme Stein n'a pas manqué de dire qu'elle a l'impression que la communauté anglophone est «exclue» par le gouvernement. «J'ai trois enfants et deux ont décidé d'aller vivre dans une autre province, a-t-elle dit. Nous sommes (communauté anglophone) exclus non seulement en éducation, mais aussi en santé. J'espère que mon troisième enfant va rester ici, au Québec, mais je ne vois pas comment dans le contexte actuel.»

En plus d'un déficit à éponger atteignant 1,2 million, la CSLBP doit jongler avec des compressions à imposer de près de 4 millions dans un contexte où les inscriptions sont constamment à la baisse. Une des solutions qui sera envisagée dans les prochains mois sera d'élargir la vocation des écoles visées. La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) n'a pas montré d'intérêt à acquérir les écoles visées par des fermetures.

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