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Des millions de plus pour rénover les écoles de la CSDM

À son arrivée à l'école Saint-Jean-de-Matha, le ministre... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)

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À son arrivée à l'école Saint-Jean-de-Matha, le ministre François Blais (au centre) a été accueilli par des enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE). Rappelons que la FAE n'a toujours pas d'entente de principe avec le gouvernement tant sur les salaires que sur les conditions de travail de ses membres.

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(QUÉBEC) Le gouvernement Couillard investira davantage pour rénover les écoles montréalaises qui sont en piètre état, a annoncé le ministre François Blais en entrevue à La Presse vendredi. Il a pris cet engagement immédiatement après avoir mis les pieds dans des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour la première fois depuis sa nomination à la tête de l'Éducation, il y a près d'un an.

Pour l'année financière en cours, près de 500 millions de dollars sont consacrés à la réfection des établissements scolaires à travers le Québec. La CSDM touche 18% de ce budget. François Blais a affirmé que cette part serait désormais plus élevée, tant la situation est critique. «Il y a un effort particulier à faire à Montréal», a-t-il reconnu. Les investissements supplémentaires se feront dans le cadre d'un «réinvestissement en éducation». Il faut s'attendre à ce que le gouvernement débloque des sommes dans son prochain budget.

Pour la première fois depuis son arrivée comme ministre de l'Éducation, François Blais a visité des écoles de Montréal: l'école secondaire La Voie (Côte-des-Neiges), l'Annexe Charlevoix (Saint-Henri), les écoles Saint-Zotique (Saint-Henri) et Saint-Jean-de-Matha (Ville-Émard). Sa tournée avait un «but précis»: constater l'état de vétusté des écoles montréalaises.

«Les écoles ont été choisies par la CSDM, a-t-il expliqué. Ils ont choisi des écoles, et c'est ce que j'avais demandé, qui sont particulièrement, disons, détériorées.»

L'accueil a été positif, selon lui, même si ses relations avec la CSDM sont tendues depuis plusieurs mois. «C'était carrément agréable!, a lancé François Blais. Je pense que les gens ont perçu que je venais pour les bonnes raisons.»

«Le but, pour moi, c'était d'examiner comment, dans le prochain réinvestissement en éducation, on pouvait donner une certaine priorité à l'école de Montréal, et notamment la CSDM, parce qu'on sait qu'il y a un degré de vétusté des immeubles plus important», a-t-il ajouté. Il a salué la présentation qui lui a été faite par la CSDM au sujet de ses besoins en matière d'infrastructures. Le gouvernement augmentera les sommes allouées à la réfection des écoles de Montréal, a promis le ministre, sans vouloir avancer de chiffre précis.

Pas moins de 79% des écoles de la CSDM obtiennent un «E», soit la pire note possible en ce qui concerne la vétusté, selon les données du ministère de l'Éducation, indiquait La Presse le 31 décembre. On parle de 165 établissements. Ils ont été construits il y a 67 ans en moyenne. Trente-quatre autres obtiennent un «D», tandis que seules 10 écoles décrochent une note qui se situe entre A et C. Le déficit d'entretien cumulé des écoles des la CSDM se chiffre à 1,1 milliard. «On ne réglera pas ça d'un coup de baguette magique», a reconnu François Blais.

Commission parlementaire

Lors de son passage à Montréal, le ministre a rencontré la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon. Il lui a annoncé qu'il acceptait finalement que la CSDM soit entendue en commission parlementaire sur le projet de loi réformant la gouvernance scolaire. La commission scolaire English-Montréal, qui avait également été exclue des consultations, pourra elle aussi se faire entendre. 

Le ministre Blais a proposé à l'opposition qu'en contrepartie, davantage de groupes de parents et de directeurs d'école soient invités afin «d'assurer l'équilibre des groupes» qui seront entendus.

À l'occasion de «consultations particulières élargies», une cinquantaine de groupes seront de passage en commission parlementaire à compter du 28 janvier afin de donner leur point de vue sur le projet de loi 86. 

Au départ, la CSDM et English-Montreal, les deux plus grosses commissions scolaires des réseaux francophone et anglophone, ne faisaient pas partie de ces groupes. 

Au cabinet du ministre Blais, on expliquait qu'elles sont membres de la Fédération des commissions scolaires du Québec et de son pendant anglophone, qui, eux, sont invités. Les partis de l'opposition ont tous réclamé cette semaine que la CSDM et English-Montréal prennent part aux consultations devant la commission parlementaire.

Le ministre Blais a souligné qu'il y avait eu entente avec l'opposition sur la liste des groupes invités au départ. 

«Je remarque maintenant que le Parti québécois, sur la gouvernance scolaire, est complètement aligné sur le statu quo et sur les commissaires scolaires», a-t-il dit.

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