Des écoles anglophones ferment leurs portes

Quatre établissements de la commission scolaire Lester-B.-Pearson n'ouvriront... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Quatre établissements de la commission scolaire Lester-B.-Pearson n'ouvriront pas leurs portes à la prochaine rentrée scolaire d'automne.

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La plus importante commission scolaire de langue anglaise de la province a décidé de gérer sa décroissance et de composer avec des compressions en sacrifiant une partie de ses écoles. Quatre établissements de la commission scolaire Lester-B.-Pearson (CSLBP) n'ouvriront pas leurs portes à la prochaine rentrée scolaire d'automne.

Après avoir jonglé avec divers scénarios durant neuf mois, les commissaires ont voté en faveur de la fermeture ou la fusion d'écoles dans Verdun, Lachine, LaSalle, Dorval et Pierrefonds, hier, lors de leur dernière assemblée de l'année. D'entrée de jeu, la présidente du Conseil des commissaires, Suanne Stein Day, a rappelé que les écoles de son territoire sont à moitié vides.

« On ne peut pas contrôler la loi sur la langue française, la démographie. On ne peut pas non plus contrôler les gens qui veulent quitter la province du Québec à cause du contexte politique », a-t-elle dit avant de présenter la décision.

Dans l'arrondissement de Verdun, l'école Riverview fermera ses portes. À LaSalle, la cloche a sonné pour l'école primaire Orchard. Dans Lachine, l'école secondaire Lakeside Academy fermera ses portes en juin. Dans Pierrefonds, l'école Thondale tombe sous le couperet.

À cela s'ajoute la fermeture d'un centre international de langues, à Dorval. Ce brassage de cartes entraînera aussi un important redécoupage du territoire des écoles desservies selon les secteurs, a-t-on expliqué en assemblée.

Compressions de 4 millions

Le président du Syndicat des enseignants de Pearson, John Donnelly, a souligné qu'il s'agissait d'une « bonne décision dans le contexte budgétaire actuel ».

En plus des inscriptions constamment en baisse, Lester-B.-Pearson doit faire des compressions budgétaires atteignant près de 4 millions. Il y a quelques années, la fermeture de certaines de ses écoles avait permis à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui fait face à une croissance constante du nombre de ses élèves, d'agrandir ses espaces.

« On veut investir dans les classes, pas dans l'entretien des immeubles ni dans Hydro-Québec [c'est-à-dire le chauffage et l'électricité] », a précisé Mme Day pour expliquer la décision de la CSLBP.

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