CSDM: le ministre Blais «inquiet»

Le siège de la CSDM à Montréal.... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le siège de la CSDM à Montréal.

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(Québec et Montréal) Le ministre de l'Éducation, François Blais, se dit « inquiet » de la suspension du directeur général de la CSDM et s'étonne du déclenchement d'une enquête sur sa gestion. Le directeur général, Gilles Petitclerc, avait présenté un plan de retour à l'équilibre budgétaire qui avait reçu l'appui des vérificateurs de Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), souligne-t-il.

Il trouve surprenant que le conseil des commissaires de la CSDM ouvre une enquête. « On a déjà eu une enquête administrative qui a été faite », celle de RCGT, commandée par le gouvernement. « Alors je ne comprends pas vraiment cette décision-là », a dit le ministre.

Le rapport de RCGT, très critique du fonctionnement de la CSDM, conclut qu'il y a un « double enjeu » : des problèmes dans la gestion, mais aussi un « interventionnisme exagéré de la part du politique sur la gestion », a ajouté M. Blais. « On lit dans le rapport qu'il y avait des propositions très intéressantes qui étaient faites par le directeur général pour ramener l'équilibre budgétaire. Je suis inquiet de cette situation-là. Je vais aller chercher plus d'informations. »

Le conseil des commissaires a-t-il fait preuve d'un « interventionnisme exagéré » ou encore a-t-il trouvé un bouc émissaire ? Le ministre n'a pas voulu s'avancer. « Je rappelle que le directeur général avait indiqué une voie qui avait été entérinée par le rapport pour le retour à l'équilibre budgétaire. Ce qui compte pour moi, c'est que ce chemin-là soit encore là », a-t-il dit.

Selon le rapport de RCGT, « l'équipe de direction générale de la CSDM a déployé bien des efforts pour proposer un plan permettant de répondre aux exigences du MELS (NDLR le ministère de l'Éducation) pour 2014-2015. Le conseil des commissaires a toutefois refusé de se conformer à la totalité des coupes budgétaires exigées, affirmant que ceci aurait des conséquences néfastes sur les services aux élèves, et a soumis un plan de moindre envergure. C'est ce plan qui ne correspond pas aux exigences du MELS, qui fut adopté par le conseil des commissaires. Le plan recommandé par la direction générale aurait permis de satisfaire les attentes du MELS sans réduire les services aux élèves. »

Les vérificateurs de RCGT ajoutent : « Une transformation - supportée principalement par la direction générale - a été initiée à la CSDM. Si cette transformation se concrétise, elle pourrait modifier en profondeur sa structure de gestion, ses modèles de livraison de services, sa façon d'allouer les ressources, ses modes de fonctionnement ».

Depuis la publication du rapport, le gouvernement fait planer la menace d'une tutelle sur la CSDM.

L'enquête, commandée par les administrateurs de la CSDM, touchera la gestion qui a été faite par le directeur général Gilles Petitclerc, qui vient d'être suspendu avec solde jusqu'à la mi-septembre prochain.

La résolution, votée hier au conseil des commissaires, évoque «la perte du lien de confiance entre le Conseil des commissaires et le directeur général » depuis la publication d'un rapport très critique de la firme Raymond Chabot Grant Thornton et en raison «des actions menées par le directeur général dans la gestion des opérations de la commission scolaire ».

L'objectif, dit la résolution adoptée hier soir au conseil des commissaires, est de «rétablir à court terme la confiance entre le conseil et la direction générale afin d'atteindre les objectifs budgétaires 2015-2016 ».

L'enquête sera confiée à une firme externe, après un appel d'offres.

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