Rectrice de l'UQTR: Québec va «agir rapidement» promet Blais

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Les faits allégués concernant le rectrice Ghazzali sont suffisamment lourds pour que l'ancien ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, décide au début de 2015 de demander au Vérificateur de se pencher sur ce dossier.

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(Québec) Un recteur de l'Université du Québec peut être révoqué par le conseil des ministres. C'est ce qu'a rappelé le ministre responsable de l'Éducation, François Blais. Le gouvernement compte «agir rapidement» dans l'affaire concernant la rectrice de l'UQTR Nadia Ghazzali dès qu'il aura en main les conclusions de la Vérificatrice générale du Québec a-t-il indiqué à l'Assemblée nationale.

Mme Ghazzali s'est fait dire, la semaine dernière, par la présidente du réseau des Universités du Québec, Sylvie Beauchamp, que «le lien de confiance était rompu». Les faits allégués sont suffisamment lourds pour que l'ancien ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, décide au début de 2015 de demander au Vérificateur de se pencher sur ce dossier.

Le conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois Rivières a rencontré ce matin la rectrice Nadia Ghazzali, et a décidé aussi d'attendre ce rapport prévu pour la fin main avant de poser un geste. «La situation à l'UQTR est sérieuse» d'insister M. Blais.

Pour Sylvie Roy, la députée péquiste d'Arthabaska, il est inexplicable que le ministre ne soit pas informé des constats du rapport, dont les versions préliminaires ont passablement circulé. «Ça fait depuis 2012 qu'on entend parler des problèmes de l'UQTR, les gens ont honte. Les frais d'avocat ont été multipliés par huit, l'argent de la fondation sert à payer les dépenses courantes et la marge de crédit est «accotée» à son maximum, et il semble qu'ils viennent tout juste de payer les taxes municipales en souffrance» de dénoncer la député caquiste, inquiète que Québec songe à procurer un «parachute doré» à la rectrice pour la convaincre de passer la main.

«Ce qui a été fait par le conseil des ministres peut être défait par le conseil des ministres» de soutenir M. Blais à la sortie de la réunion quotidienne du caucus libéral. Dans d'autres universités, indépendantes, le recteur relève uniquement du conseil d'administration de l'établissement. Pour le réseau de l'Université du Québec, c'est le gouvernement qui décide, a-t-il expliqué. 

De controverse en controverse

«Le conseil d'administration de l'UQTR attend avec impatience ce rapport» de renchérir Yves Tousignant, le président du CA, aussi maire de Saint-Pierre-les-Becquets. «Depuis trois ans cela a été de controverse en controverse, comme administrateur c'est difficile. L'UQTR fait des bons coups, à un moment donné on voudrait vivre une période plus paisible», de résumer M. Tousignant. Un rapport préliminaire a été déposé il y a quelques semaines par le Vérificateur général, qui a monopolisé «pendant plusieurs dizaines d'heures», la haute direction, a-t-il expliqué.

«Nous on veut les faits, le rapport du VG va nous éclaire. C'est tout de même un budget annuel de 160 millions de dollars, il y a 1500 employés » dira-t-il. «Il est certain que dans son mandat de trois ans, il y a eu des périodes difficiles. Elle est arrivée dans le printemps érable, et il y a eu des dossiers de ressources humaines....qui ont été très médiatisés. Une université en région c'est très différent de Québec ou Montréal !» de relever M. Tousignant.

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