Le conflit étudiant actuel plus violent qu'en 2012, prétend le SPVM

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En 2012, les manifestations étaient plus nombreuses, mais la crise étudiante était moins violente que le conflit actuel, selon un enquêteur du Service de police de la Ville de Montréal.

Le sergent-détective François Richard du SPVM a fait cette comparaison entre les deux conflits étudiants dans le cadre de l'enquête sur le cautionnement de Hamza Babou.

L'étudiant en sociologie a tenté sans succès de recouvrer sa liberté d'ici à son procès.

À l'époque du printemps érable, les manifestations étaient «plus soft», a expliqué l'enquêteur Richard, appelé à témoigner à la demande de la poursuite. Les infractions étaient davantage commises contre la propriété que contre la personne, a souligné le policier au juge Laberge.

«Depuis le début 2015, on voit surtout des gens masqués qui commettent de plus en plus de crimes contre la personne», a poursuivi l'enquêteur Richard. Les manifestants agressent des policiers et n'hésitent pas à «carrément foncer dans la ligne de police». «Ils ont moins de respect envers l'autorité», a-t-il ajouté.

Le sergent-détective dit que son service a été appelé à intervenir quatre ou cinq fois à l'UQAM depuis le début de l'année. «Je peux qualifier les levées de cours de plus violentes. Ce n'est pas juste de taper dans les murs. C'est vraiment de s'en prendre aux agents de sécurité», a indiqué le policier.

Climat de violence

Le «climat de violence» a augmenté à l'UQAM depuis la reconduction de l'injonction autorisant la tenue des cours, affirme pour sa part le directeur de la prévention et de la sécurité de l'établissement, Alain Gingras. M. Gingras a aussi témoigné dans le cadre de cette enquête.

«On assiste à des manifestations, des levées de cours, de l'intimidation et de la violence auprès d'étudiants, de professeurs, de chargés de cours et d'autres employés de l'UQAM», a décrit au tribunal M. Gingras.

Le responsable de la sécurité a insisté sur le fait que l'Association facultaire étudiante des sciences humaines a poursuivi ses actions «de levées de cours et d'intimidation» malgré l'injonction.

«Le climat de violence a augmenté [depuis]. On fait face à des personnes qui viennent sur le terrain de l'UQAM cagoulées, accompagnées de militants de l'UQAM de façon récurrente», a-t-il décrit.

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