Commission scolaire de Laval: coupes de 16 millions

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La Commission scolaire de Laval est «reconnue pour sa bonne gestion», avec ses coûts d'administration «plus bas» que la moyenne des commissions scolaires du Québec.

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La Commission scolaire de Laval procédera à des coupes «majeures» dans son réseau au cours de la prochaine année. Dans un courriel interne envoyé aux employés vendredi, la direction annonce qu'elle réduira ses dépenses «d'au moins» 16 millions.

«Ça va faire mal», lance la présidente de la Commission scolaire Louise Lortie en entrevue à La Presse. Elle se dit obligée d'effectuer des compressions en raison des budgets réduits alloués par le gouvernement du Québec. «On va couper dans le service direct aux élèves, au niveau du soutien de ces élèves-là. [...] On va aussi couper dans les services spécialisés, dans les programmes spéciaux dans nos écoles», dit Louise Lortie. Selon elle, il n'est tout simplement plus possible de réduire les frais d'administration.

7000 employés

La Commission scolaire de Laval (CSDL) est «reconnue pour sa bonne gestion», avec ses coûts d'administration «plus bas» que la moyenne des commissions scolaires du Québec. «On va continuer à optimiser. Mais à 16 millions [sur un budget de 435 millions], on n'aura pas le choix de toucher au service aux élèves.» Elle ajoute que près de 80% du budget annuel est versé en salaires aux employés, ce qui laisse très peu de marge pour «couper dans le gras». La commission compte plus de 7000 employés, dont 3887 enseignants. Il s'agit du plus important employeur de Laval.

Pour l'année en cours, la CSDL a déjà un déficit structurel de 8 millions. «Devant cette réalité, il n'est plus possible de préserver le modèle actuel et nous nous retrouvons confrontés à identifier des pistes qui affecteront inévitablement les services aux élèves», écrit le directeur général Jean-Pierre Aubin dans la lettre aux employés.

Le président intérimaire du syndicat de l'enseignement de la région de Laval, Guy Bellemare, s'inquiète des conséquences négatives que pourraient avoir les nouvelles compressions dans les salles de classe. «On ne pourra pas gratter les fonds de tiroir, on va couper dans la chair», dit-il. Il s'attend à ce que le personnel «en périphérie» soit touché, par exemple les psychologues et les orthophonistes.

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