La FEUQ perd le tiers de ses membres

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Les quelque 300 délégués des 83 associations étudiantes de la FEACUM ont pris cette décision en congrès, samedi.

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La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a perdu le tiers de ses membres. La Fédération des associations étudiantes de l'Université de Montréal (FAECUM) qui représente 40 000 étudiants a voté à l'unanimité en faveur d'une désaffiliation.

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Le secrétaire général de la FAECUM, Vincent Fournier Gosselin.

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Les quelque 300 délégués des 83 associations étudiantes de la FEACUM ont pris cette décision en congrès, samedi.

Les étudiants souhaitent maintenant créer une nouvelle organisation nationale «plus combative».

«Les gens réfléchissent à la façon dont cela va s'articuler pour qu'on soit capable d'arriver, dans les prochaines semaines ou les prochains mois, avec un projet à proposer», a déclaré le secrétaire général de la FAECUM, Vincent Fournier Gosselin.

«On a jugé que c'était le moment d'agir parce qu'on aura l'été pour créer une nouvelle représentation et arriver en force en septembre et défendre nos droits», a ajouté Alexandra Paré-Tremblay, présidente de l'Association des étudiants en communication et politiques de l'Université de Montréal, membre de la FAECUM.

La Fédération de l'UdeM justifie cette décision par une baisse de la représentativité de la FEUQ à la suite du départ de plusieurs membres ainsi qu'une diminution de son «efficacité politique».

«Dans un contexte d'austérité, on a besoin d'un véhicule national qui puisse nous mettre sur la map, dans un mouvement de mobilisation», a indiqué Mme Paré-Tremblay.

À la suite de cette désaffiliation, le nombre de membres de la FEUQ est dorénavant de 80 000 personnes. «On reste la plus grande association étudiante au Québec», a souligné Jonathan Bouchard, président de la FEUQ.

«On a rencontré toutes nos associations et elles restent solidaires [...] Ce n'est absolument pas la fin de la FEUQ», insiste-t-il. 

La FAECUM n'envisage pas la possibilité de rejoindre les rangs de l'Association pour une solidarité syndicale (ASSÉ) qui compte de son côté environ 70 000 membres. Alexandra Paré-Tremblay parle d'un désaccord quant aux moyens de pression utilisés par l'ASSÉ tandis que M. Fournier Gosselin souligne que l'association ne reconnaît pas leur mode de consultation.

Des discussions sont toutefois en cours avec d'autres associations, notamment la Confédération étudiante des étudiants de l'Université Laval (CADEUL) qui représente environ 30 000 étudiants.

M. Fournier Gosselin refuse de parler de division au sein du mouvement étudiant alors que les associations sont à mobiliser leurs membres pour s'opposer aux mesures d'austérité du gouvernement libéral.

«Je pense qu'il faudra voir dans les prochains mois comment ce sera possible d'unir le mouvement étudiant à nouveau, c'est une volonté de rassembler le plus grand nombre d'associations étudiantes autour d'une même table, je ne crois pas qu'on peut parler de division», soutient-il.

Mais pour la FEUQ, il s'agit bel et bien de division. «C'est plutôt le temps de se rallier et de se coaliser, et la FAECUM n'a pas réussi à rassembler les associations au sein de la FEUQ alors je ne sais pas comment ils vont faire pour coaliser l'ensemble du mouvement étudiant», affirme M. Bouchard.

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