Graffiti appelant au viol: la porte-parole de l'ASSÉ prise pour cible

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La porte-parole de l'ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante), Camille Godbout, ne croit pas qu'elle aurait été victime d'un appel au viol si elle avait été un homme. Selon elle, les graffitis faisant la promotion d'actes criminels à son endroit sont «une preuve de plus» de la banalisation de la culture du viol envers les femmes au Québec.

Un graffiti appelant au viol de Camille Godbout,... (PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L'ASSÉ) - image 1.0

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Un graffiti appelant au viol de Camille Godbout, porte-parole de l'ASSÉ, a été retrouvé sur le mur des toilettes des hommes de l'Université de Montréal.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L'ASSÉ

Le Comité femmes de l'ASSÉ a publié hier la photo d'un graffiti retrouvé sur le mur d'une toilette des hommes de l'Université de Montréal faisant la promotion du viol de la jeune leader.

«J'espère que la petite pute de riche en chef de l'ASSÉ va se faire violer et que ça va lui faire mal... Cette vache. Mort à l'ASSÉ. Mort aux enfants de riches de l'ASSÉ», pouvait-on lire.

Deux autres graffitis semblables auraient été retrouvés dans les environs. L'Université de Montréal a demandé au SPVM de faire enquête.

«Ce n'est pas la première fois que je reçois des messages en ce sens-là. Si j'étais un homme porte-parole, des propos comme ça ne se seraient pas commis», indique Camille Godbout en entrevue à La Presse. Pour elle, même si cet acte est isolé, il représente une certaine vision de la femme véhiculée au sein de la société. 

Faisant référence aux médias, elle explique que «l'on [pose] beaucoup plus de questions sur l'habillement et sur notre apparence plutôt que de s'attarder à notre discours politique».

Mobilisation

Ce discours politique s'articulera la semaine prochaine autour de la mobilisation. L'ASSÉ, qui regroupe plus de 80 000 étudiants, n'exclut pas une grève générale illimitée. Près de 40 000 étudiants seront en grève au cours des deux prochaines semaines. 

«Le 2 avril est un ultimatum envers le gouvernement pour qu'il réinvestisse dans les services publics», dit-elle. L'ASSÉ décidera en congrès quelques jours plus tard des orientations qu'elle prendra. «On va travailler à construire un mouvement qui pourrait aller vers une éventuelle grève générale illimitée.»

Mardi, le ministre de l'Éducation François Blais a mis en garde les étudiants. Il a affirmé que le gouvernement n'allait pas payer la reprise des cours, si la grève devait être prolongée. «On a fait des mois de grève en 2012 et aucune session n'a été annulée», réplique Camille Godbout, peu surprise des propos du ministre.

Par ailleurs, une deuxième manifestation de soir a été organisée par un mouvement qui semble vouloir se détacher des associations étudiantes. «Solidarité avec les arrêté-e-s et les blessé-e-s des dernières manifestations! Le mouvement ne sera pas lancé par l'ASSÉ et les grandes centrales. Nourrissons le mouvement!», peut-on lire sur la page du groupe Facebook.

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