Premiers votes vers une grève étudiante

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Au moins cinq associations universitaires ont reçu un mandat de grève pour protester contre les mesures d'austérité prônées par le gouvernement libéral. La hausse des droits de scolarité avait conduit à la grève de 2013.

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Sophie Allard
La Presse

Alors que le temps froid s'accroche, le mouvement étudiant se prépare à un printemps qui pourrait s'avérer très chaud. Près d'une vingtaine d'associations - qui représentent plus de 45 000 étudiants - prévoient de tenir une assemblée de grève d'ici la fin du mois de mars. D'autres pourraient s'ajouter. Au moins cinq associations universitaires ont déjà reçu un mandat de grève, ce qui touche plus de 10 000 étudiants.

«Ce n'est qu'un début. On voit en ce moment une réelle mobilisation des étudiants. Les assemblées générales qui se déroulent actuellement sont très populeuses, très massives», indique Camille Godbout, porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui chapeaute 35 associations et 70 000 étudiants.

Mardi, les membres de l'Association facultaire des sciences humaines de l'UQAM (AFESH-UQAM) se sont prononcés en faveur d'une grève de deux semaines, du 23 mars au 3 avril, avec pour but de «revendiquer un réinvestissement massif dans les services publics et la fin des projets d'hydrocarbures». L'association, qui représente près de 5000 membres, tiendra ensuite une nouvelle assemblée durant laquelle on décidera de reconduire (ou pas) la grève dans la semaine du 7 avril.

On voit déjà loin, bien au-delà du printemps. L'AFESH-UQAM a notamment voté pour que l'ASSÉ lance «une campagne nationale de grève générale illimitée pour le printemps 2015» et qu'elle «entame une escalade des moyens de pression contre les coupures et les hausses de tarif administrées dans les services publics pouvant aller jusqu'à une grève générale illimitée à l'automne 2015».

«On prévoit une mobilisation à très long terme, confirme Camille Godbout. Nous sommes conscients que, face aux mesures d'austérité, on ne pourra pas tout régler du jour au lendemain. Cependant, nous pensons que c'est par la création d'un mouvement de contestation fort et large constitué de plusieurs acteurs de la société civile qu'on arrivera à vaincre.»

L'Association facultaire étudiante de lettre et communication de l'UQAM, l'Association étudiante des cycles supérieurs de science politique de l'UQAM, l'Association générale des étudiantes et étudiants en théâtre de l'Université Laval et l'Association des cycles supérieurs en sociologie de l'Université de Montréal ont aussi reçu un mandat de grève dans les derniers jours.

Aujourd'hui, ce sera au tour de l'Association facultaire étudiante des arts de l'UQAM de passer au vote, alors que les membres de l'Association étudiante du secteur des sciences de l'UQAM le feront demain. Les élèves des cégeps de Saint-Laurent et du Vieux Montréal seront appelés à se prononcer les 5 et 6 mars, respectivement.

«On ne parle pas de hausses de frais de scolarité, mais les mesures d'austérité ont des conséquences et des impacts très négatifs sur la qualité de notre éducation, on voit déjà les effets sur les campus, dit Camille Godbout. Et en tant que citoyens et citoyennes, ces mesures d'austérité nous affectent également parce qu'elles touchent l'ensemble des services publics.» Un appel à la grève sociale est lancé pour le 1er mai. Rappelons que des manifestations sont également prévues le 21 mars et le 2 avril.

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