La ministre Charbonneau condamne la grève des garderies

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau.... (Photo d'archives, La Presse Canadienne)

Agrandir

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

Photo d'archives, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, condamne la journée de grève générale entreprise par les responsables des services de garde lundi, un geste qu'elle associe à une «prise d'otages».

Pas moins de 14 000 des 15 000 éducatrices des services de garde en milieu familial ont débrayé, lundi, pour protester contre la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Elles sont représentées par la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Le syndicat reproche aussi au ministère de la Famille son manque d'ouverture dans les négociations. On évalue à 92 000 le nombre d'enfants touchés par cette journée de grève. Contrairement à la CSQ, les syndiquées affiliées à la CSN n'ont pas débrayé lundi.

«Je trouve décevant qu'un des deux syndicats décide de sortir comme ça pour faire avancer les choses plus rapidement, a dit la ministre dans une entrevue téléphonique. Il faut s'assoir à la table, avoir des discussions honnêtes, ouvertes, plutôt que de sortir pour dénoncer la vitesse des choses, puis de prendre les parents en otages comme ça.»

Mme Charbonneau juge par ailleurs futile le prétexte invoqué pour déclencher la journée de grève, soit la lenteur des négociations, puisque le rythme est une question discutable, à ses yeux. «À partir du moment qu'on avance, même si ce n'est pas à la vitesse désirée, les moyens de pression ne sont pas nécessaires. (...) C'est complexe, mais ça avance. (...) Trop de temps? On a commencé à négocier en octobre sur une convention qui est pour une première fois renouvelable et qu'il faut ajuster pour un mandat tout à fait particulier.»

Elle a en effet rappelé que ce dossier est complexe: les intervenantes en service de garde sont à la fois des travailleuses autonomes et des salariées. Un des points en litige est notamment la place réservée aux bureaux coordonnateurs, qui sont responsables de la gestion des subventions gouvernementales et de la répartition des places.

«Elles (les éducatrices) veulent aussi prendre des décisions pour le directeur général (des bureaux coordonnateurs), a déploré la ministre. Il y a comme un drôle de mélange.»

La ministre n'a pas manqué de dresser les deux syndicats, CSN et CSQ, l'un contre l'autre. «La CSN semble trouver que les choses vont relativement bien», a-t-elle fait remarquer. Elle a fait valoir que les parties négociaient vendredi et qu'elles négocieront de nouveau mardi.

«On avance à une vitesse de croisière qui n'est peut-être pas la plus rapide, mais qui est probablement la meilleure façon de faire pour trouver les meilleures décisions. Il ne faut pas se presser. Quelquefois, aller trop vite n'est pas nécessairement bien faire les choses.»

Le syndicat ajoute que les responsables de services de garde en milieu familial travaillent environ 50 heures en présence des enfants, mais qu'elles touchent le même salaire que leurs consoeurs qui oeuvrent pendant 35 heures en centres de la petite enfance (CPE).

La convention collective des membres de la FIPEQ est échue depuis le 30 novembre.

Pour leur part, les garderies privées subventionnées du Québec, mécontentes elles aussi, ont récemment indiqué qu'elles prévoyaient fermer leurs portes pendant cinq jours non consécutifs cet été afin d'augmenter la pression sur le gouvernement du Québec.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer