Droit de grève aux étudiants: le PLQ talonne Pierre Duchesne

À l'heure actuelle, n'étant pas des travailleurs au... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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À l'heure actuelle, n'étant pas des travailleurs au sens de la loi, les étudiants n'ont pas le droit reconnu de faire la grève. Des étudiants manifestent à Montréal au printemps 2012.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
LAC-BEAUPORT

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, doit clarifier dès maintenant sa position sur le droit de grève des étudiants, selon l'opposition libérale.

Le porte-parole de l'opposition libérale dans le dossier, le député Gerry Sklavounos, tient pour acquis que le ministre Duchesne est favorable à l'idée de reconnaître formellement un droit de grève aux étudiants.

À l'heure actuelle, n'étant pas des travailleurs au sens de la loi, les étudiants n'ont pas le droit reconnu de faire la grève.

Lors de la crise étudiante, le printemps dernier, les leaders étudiants sont descendus dans la rue en parlant de «grève», tandis que le gouvernement préférait plutôt voir dans leur grogne un «boycott» des cours.

L'automne dernier, le ministre Duchesne a ouvert la porte à une reconnaissance du droit de grève étudiant, ce qui théoriquement pourrait paralyser les universités et cégeps.

La question doit être abordée au sommet sur l'enseignement supérieur de la fin février à Montréal.

«Je demande au ministre s'il maintient toujours sa position de vouloir syndicaliser le mouvement étudiant», a dit M. Sklavounos, en point de presse, mercredi, en marge d'un caucus de deux jours des députés libéraux.

Le ministre doit dire publiquement où «il en est rendu dans sa réflexion» à ce propos, a-t-il ajouté.

Pour le reste, il estime que toutes les décisions semblent déjà avoir été prises en prévision du sommet sur l'enseignement supérieur qui se tiendra à la fin du mois à Montréal.

Il en conclut que le ministre Duchesne a induit le public et les acteurs du monde de l'éducation en erreur en parlant du sommet comme d'un exercice de consultation.

Il cite en exemple les coupes annoncées dans les budgets des centres de recherche et le refus annoncé du ministre de discuter d'abolition totale des frais de scolarité.

«Il est parti avec une commande de faire un exercice de relations publiques, alors que les conclusions étaient déjà écrites», selon lui.

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