Financement universitaire: la FEUQ réclame une surveillance indépendante

Martine Desjardins... (Photo Ninon Pednault, La Presse)

Agrandir

Martine Desjardins

Photo Ninon Pednault, La Presse

Partager

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) entend réclamer une surveillance indépendante des états financiers des universités lors de la rencontre préparatoire au Sommet sur l'enseignement, jeudi et vendredi à Sherbrooke.

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a présenté mercredi le mémoire que son organisme déposera lors de cette rencontre, qui portera sur la gouvernance et le financement des universités.

Ainsi, la Fédération demandera la mise sur pied d'une commission indépendante chargée de superviser l'administration des universités, regroupant des membres du milieu universitaire, incluant des étudiants, mais aussi de l'extérieur du réseau.

La FEUQ demande également au gouvernement de permettre au Vérificateur général de se pencher sur les états financiers des universités, comme il le fait pour d'autres organismes, rappelant que c'est ce dernier qui a fait la lumière sur le fiasco immobilier de l'îlot Voyageur de l'UQAM.

La Fédération estime d'une part que le huis clos derrière lequel se réfugient les recteurs universitaires pour décider de l'attribution des fonds ne peut plus être justifié dans le contexte actuel. D'autre part, elle reproche aux universités de faillir à leur mission première d'enseignement et de recherche en consacrant des sommes trop importantes aux immobilisations et à l'effort de recrutement compétitif.

Selon l'organisme, les redditions de comptes présentées à tous les trois ans par les universités au gouvernement du Québec sont incomplètes et inexactes et les élus sont mal préparés pour en évaluer la crédibilité.

Par ailleurs, Martine Desjardins conteste vigoureusement les chiffres avancés par la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) faisant état d'un sous-financement à hauteur de 850 millions de dollars des universités québécoises. Selon elle, les administrateurs utilisent une méthodologie éminemment contestable pour aboutir à des conclusions prédéterminées parce qu'ils traitent la question du sous-financement comme une «religion», selon son expression.

Sans surprise, la FEUQ maintient sa position en faveur d'un gel des frais de scolarité.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer