Magnotta a-t-il annoncé le meurtre avant de le commettre?

Le psychiatre Joel Watts.... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Procès Magnotta

Luka Rocco Magnotta, âgé 29 ans, a été l'objet d'une chasse à l'homme sans précédent dans l'histoire du SPVM. Il fait face à cinq chefs d'accusation graves, notamment de meurtre prémédité, relativement à l'assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant chinois. »

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C'est en tout cas la question que le psychiatre Joel Watts a posée à M. Magnotta lors de l'une des rencontres tenues dans le cadre de l'évaluation sur sa responsabilité criminelle. Le procureur du ministère public, Louis Bouthillier, a fait ressortir cette partie de son rapport, hier, et a questionné le psychiatre à ce sujet.

Le Dr Watts ne se souvient pas exactement comment il a pris connaissance de ce «matériel promotionnel». Il admet qu'il a pu faire des recherches sur l'internet. Quoi qu'il en soit, le psychiatre a noté ceci dans son rapport:

«J'ai questionné M. Magnotta au sujet des envois qui sont apparus sur internet dans les semaines précédant le meurtre de Lin Jun. Il a dit: "J'ai essayé de trouver une raison à ça, j'espère que ce n'était pas moi, je ne me rappelle pas avoir fait ça, ça semble bizarre." J'ai demandé à M. Magnotta si les envois sur internet sous le nom d'Alan Ford étaient de lui. Il ne savait pas, mais a dit que c'était possible.»

Magnotta affirmait ne pas savoir non plus pourquoi il avait choisi le titre One lunatic, one ice pick pour la vidéo montrant le démembrement de Lin Jun.

Me Bouthillier s'est par ailleurs montré étonné du fait que Magnotta ne semblait plus entendre de voix après avoir posté les boîtes contenant les pieds et les mains de Lin Jun, en mai 2012. Le psychiatre a fait valoir que ce n'est pas inhabituel lors de psychoses, que les symptômes décroissent lorsque le danger imaginé est écarté. Magnotta admettait avoir tué Lin Jun sous l'influence de voix qui lui disaient que c'était un agent du gouvernement.

La possibilité que M. Magnotta ait pu simuler ses symptômes (malingering, en anglais) est également revenue sur le sujet, hier. Le malingering est le fait d'exagérer ou d'inventer des symptômes de maladie physique ou mentale pour gagner quelque chose. Me Bouthillier a laissé entendre que M. Magnotta avait pu simuler pour minimiser sa responsabilité criminelle. Mais le Dr Watts a maintenu sa position voulant que, selon lui, l'accusé n'avait pas simulé.

Vers la fin

Me Bouthillier a conclu son contre-interrogatoire du Dr Watts en après-midi, hier. Me Leclair a ensuite interrogé de nouveau le témoin, avant d'annoncer qu'il avait également terminé. Le jury a de son côté fait parvenir trois questions qu'il voudrait poser au Dr Watts. On saura ce matin si ces questions pourront être adressées au psychiatre.

M. Magnotta, 32 ans, est accusé du meurtre prémédité de Lin Jun, survenu le 25 mai 2012, d'outrage à son cadavre, de production et de diffusion de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour envoyer ce matériel et de harcèlement contre le premier ministre Stephen Harper et les membres de son gouvernement.

M. Magnotta admet avoir commis les actes qu'on lui reproche, mais présente une défense de troubles mentaux, ce qui pourrait lui valoir un verdict de non-responsabilité criminelle.

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