Déclarations de Gérald Tremblay: Yvan Delorme contre-attaque

L'ancien chef de la police de Montréal, Yvan Delorme... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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L'ancien chef de la police de Montréal, Yvan Delorme

Photo André Pichette, Archives La Presse

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Daniel Renaud
La Presse

L'ancien chef de la police de Montréal, Yvan Delorme, réfute les déclarations de l'ex-maire Gérald Tremblay voulant qu'il ait refusé de déclencher une enquête sur des allégations de pots-de-vin impliquant Bernard Trépanier.

Au premier jour de son témoignage devant la Commission Charbonneau, l'ex-maire Tremblay a raconté avoir eu vent que l'ancien directeur du financement d'Union Montréal aurait exigé 1 million de dollars pour le projet de construction d'un Walmart dans une carrière du secteur Saint-Michel, qu'il en a parlé à deux reprises à son chef de police de l'époque, mais que ce dernier n'a pas voulu déclencher d'enquête puisque le crime n'avait pas été commis.

«Ça aurait été ridicule de ma part si je lui avais dit ça car je sais très bien qu'on peut porter des accusations même si un crime n'a pas été commis», a déclaré l'ancien chef de police à La Presse.

Yvan Delorme dit avoir un souvenir vague de cette conversation. Il affirme qu'il rencontrait très rarement le maire de Montréal et que c'était toujours dans le cadre de réunions dont l'ordre du jour était déjà prévu. Il ne se souvient pas que l'ex-maire lui ait parlé de cette affaire à deux reprises. Il croit que Gérald Tremblay lui a peut-être prononcé une phrase sur le sujet, sans donner davantage de détails et fournir le nom d'une source. De toute façon dit-il, la police de Montréal n'aurait pu enquêter sur une telle affaire en vertu de la Loi de police qui stipule que les affaires de corruption municipale relèvent exclusivement de la Sûreté du Québec.

Il ajoute que des mécanismes avaient déjà été mis en place à la ville de Montréal pour que de tels dossiers soient transmis à la SQ.

«Aussitôt que les premières affaires de malversations ont commencé à sortir (pot-de-vin en échange de changement de zonage dans Saint-Laurent impliquant le conseiller Irving Grundman en 2002), on a pris des mesures. Les dossiers étaient transmis aux affaires internes du SPVM et au contrôleur de la ville, Pierre Reid, qui avaient des liens privilégiés avec la Sûreté du Québec. Je n'avais pas beaucoup d'informations et ces dossiers ne me passaient jamais dans les mains. Le contrôleur de la ville en savait plus que moi», explique-t-il.

«C'est certain que si le maire m'avait parlé d'une telle affaire, ma réponse aurait été de poser plus de questions. C'est évident qu'un sujet semblable aurait mérité une enquête et que je l'aurais ancré dans ma tête», conclut-il.

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