La vidéo de la fusillade au Parlement ne sera pas diffusée

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Une porte-parole du président de la Chambre des communes a dit que la vidéo ne serait pas diffusée à l'attention de la population pour des raisons de sécurité.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Stephanie Levitz, Jordan Press
La Presse Canadienne
Ottawa

Une vidéo montrant l'arrivée de Michael Zehaf-Bibeau à l'intérieur de l'édifice du Centre ne sera pas révélée à l'attention de la population, même si un rapport sur la réponse du personnel de sécurité lors des événements du 22 octobre sera déposé mercredi.

Des images prises par les caméras installées près de l'entrée principale de l'édifice du Centre montrent Zehaf-Bibeau se battre avec un gardien de sécurité et tirer des coups de feu vers d'autres gardes avant d'amorcer un sprint vers le Hall d'honneur, ont indiqué deux sources qui ont pu voir la vidéo.

Il n'y a pas de caméras dans le hall, lequel se situe entre les salles où se réunissent les caucus conservateur et néo-démocrate.

Zehaf-Bibeau a été tué lors de la fusillade avec les forces de sécurité à l'extrémité du hall.

La Police provinciale de l'Ontario (PPO) a pu regarder la vidéo. Son rapport très attendu présentera les résultats sur l'enquête qu'elle a menée sur la réponse opérationnelle des agents de la GRC à l'intérieur et à l'extérieur des immeubles du parlement ainsi que sur les réactions des gardiens de sécurité de l'édifice du Centre.

On s'attend à ce que le rapport conclue que les gardiens étaient justifiés d'ouvrir le feu sur Zehaf-Bibeau.

La PPO aurait également identifié des failles dans le système de sécurité en place au parlement, le 22 octobre, qui auraient permis à Zehaf-Bibeau de faire irruption sur la colline du Parlement, de détourner l'auto d'un ministre et d'entrer dans l'édifice du Centre, tout ça en quelques secondes.

Heather Bradley, une porte-parole du président de la Chambre des communes Andrew Scheer, a dit que la vidéo ne serait pas diffusée à l'attention de la population pour des raisons de sécurité.

Même les communications internes du gouvernement se sont révélées un problème, le 22 octobre.

Croyant avoir affaire à des pourriels, certains fonctionnaires fédéraux ont détruit les courriels qui les alertaient de l'attentat terroriste qui avait lieu.

Dans un rapport interne du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, obtenu par La Presse Canadienne, on apprend ainsi que ce ne sont pas tous les ministères fédéraux qui ont verrouillé les portes de leur édifice d'Ottawa ce jour-là, comme l'ordonnait la note de service transmise par courriel.

En fait, les plans d'urgence d'une majorité de ministères ne prévoient rien pour des incidents qui nécessiteraient le verrouillage des portes des édifices gouvernementaux, note-t-on dans le rapport interne.

En réponse à un questionnaire du Centre des opérations du gouvernement, qui «assure la coordination des interventions en cas d'incident possible ou réel qui touche l'intérêt national», le ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire déplore les déficiences en matière de communications.

On note même que les séances d'information et les rapports des services de sécurité en ce 22 octobre 2014 n'ont pas permis aux fonctionnaires de prendre des décisions plus éclairées à mesure qu'évoluait la situation.

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