Fusillade à Ottawa: un geste de désespoir, dit la mère de Zehaf Bibeau

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

La Presse Canadienne
TORONTO

La mère de l'auteur de la fusillade à Ottawa mercredi dernier estime que son fils, Micheal Zehaf Bibeau a d'abord agi parce qu'il était désespéré. Elle doute qu'il se soit radicalisé.

Dans une lettre ouverte publiée par Postmedia News, Susan Bibeau a écrit qu'elle ne comprendrait jamais vraiment pourquoi son fils s'était livré à un tel acte de violence.

Elle dit avoir honte des gestes de son fils.

Mercredi dernier, Zehaf Bibeau a ouvert le feu au Monument commémoratif de guerre du Canada, tuant le caporal Nathan Cirillo, avant de se rendre au Parlement. Il est mort à l'intérieur de l'édifice principal à la suite d'un échange de coups de feu avec les agents de sécurité du Parlement et les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Mme Bibeau décrit son fils comme une personne malheureuse, en conflit avec le reste du monde. Selon elle, il éprouvait des problèmes de santé mentale dans les derniers jours de sa vie.

Selon elle, il était frustré que les autorités fédérales ne lui permettent pas d'obtenir un passeport. Elle écrit que son fils «s'est senti coincé, incapable de continuer à vivre ainsi et il n'a pas pu passer à autre chose comme il le voulait».

Zehaf Bibeau lui aurait dit qu'il souhaitait se rendre en Arabie Saoudite pour apprendre le Coran, ajoutant qu'il serait plus heureux dans un pays islamiste.

Mme Bibeau a réfuté l'idée que son fils voulait un passeport pour aller s'impliquer dans la guerre civile en Syrie, comme l'avait suggéré la GRC la semaine dernière.

Le premier ministre Stephen Harper a qualifié l'assassinat du caporal Cirillo et la fusillade sur la colline du Parlement d'attaque terroriste.

Sa mère croit pourtant qu'il ne faisait pas partie d'une organisation. Il n'aurait pas agi au nom d'une idéologie ou d'un motif politique, mais bien parce qu'il était au désespoir, selon elle.

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