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Les étudiants saoudiens font les frais de la querelle Ottawa-Riyad

Le campus de l'Université McGill, à Montréal... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Le campus de l'Université McGill, à Montréal

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Des milliers d'étudiants saoudiens qui prévoyaient faire leurs études au Canada doivent faire une croix sur leur projet en raison du gel des relations diplomatiques entre Ottawa et Riyad.

Il s'agit là de la première conséquence tangible de la bisbille diplomatique entre Ottawa et Riyad.

En même temps qu'il a expulsé l'ambassadeur du Canada en Arabie saoudite et rappelé le sien, le royaume a suspendu les programmes de stages et de bourses au Canada, selon ce qu'a indiqué lundi un responsable à la télévision d'État saoudienne.

Le représentant du ministère de l'Éducation, Jassem al-Harbach, a affirmé sur les ondes de la chaîne El-Ekhbariya que le régime du prince héritier Mohammed ben Salmane s'affairait déjà à relocaliser quelque 7000 étudiants et leurs familles se trouvant actuellement au Canada.

Il a avancé que « les États-Unis et le Royaume-Uni auront la part du lion, étant donné les opportunités d'éducation dans ces deux pays », d'après ce qu'a rapporté l'Agence France-Presse (AFP) en citant M. Harbach.

Le bureau de la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, n'avait pas encore spécifié quels seraient les impacts potentiels de cette mesure au Québec, lundi après-midi.

À l'Université McGill, on n'a pas été en mesure de dire combien de Saoudiens de la cuvée 2018-2019 pourraient être affectés par le gel des relations diplomatiques entre les deux pays.

« Nous ne connaissons pas encore le nombre exact d'étudiants inscrits pour la prochaine année universitaire ni l'incidence sur ces inscriptions », a indiqué dans un courriel Vincent Campbell Allaire, porte-parole de l'établissement montréalais.

Il a précisé que 327 étudiants de l'Arabie saoudite étaient inscrits à l'Université McGill au cours de l'année universitaire 2017-2018.

La professeure Bessma Momani regrette que la décision survienne à l'aube d'une nouvelle année scolaire.

« Il est tard, nous sommes en août! Comme professeure, je peux vous dire qu'il ne sera pas facile de trouver des places pour ces étudiants dans d'autres pays », a-t-elle exposé en entrevue à La Presse canadienne.

Elle chiffre à environ 16 000 le nombre de jeunes étudiants d'Arabie saoudite qui profitaient de la bourse du roi Abdallah. Celle-ci rembourse selon elle les frais de scolarité et de logement au Canada ou encore le vol de retour à la maison, entre autres.

« J'en connais beaucoup, et je trouve qu'on les place dans une situation très triste », a regretté la professeure au département de sciences politiques et à la Balsillie School of International Affairs de l'université de Waterloo, en Ontario.




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