Uber ne quitte pas le Québec

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Depuis que l'ancien ministre des Transports, Laurent Lessard, a annoncé les nouvelles exigences du projet-pilote d'Uber, la compagnie a affirmé que l'imposition de 35 heures de formation à ses partenaires-chauffeurs ne pouvait se faire en raison de son modèle d'affaires.

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(Québec) Après avoir annoncé qu'elle cesserait ses opérations si le gouvernement ne changeait pas les nouvelles exigences du prolongement du projet-pilote, la multinationale Uber ne quittera finalement pas le Québec ce samedi.

«Avec la récente nomination du ministre André Fortin au ministère des Transports, nous reconnaissons qu'il y a une opportunité d'établir un dialogue constructif afin de trouver une solution à long terme pour les utilisateurs et les partenaires-chauffeurs d'Uber au Québec», a déclaré par courriel le directeur général d'Uber Québec, Jean-Nicolas Guillemette.

Selon nos informations, les dirigeants d'Uber auraient été encouragés ces dernières heures à poursuivre ses discussions avec Québec considérant l'ouverture au dialogue du nouveau ministre des Transports, André Fortin. Ce dernier a publié vendredi matin un communiqué précisant ses intentions quant au renouvellement du projet-pilote avec les nouvelles exigences en matière de vérifications des antécédents judiciaires et d'une formation minimale de 35 heures. 

Ainsi, les nouveaux partenaires-chauffeurs qui s'inscriront auprès d'Uber pour travailler avec la multinationale américaine auront huit semaines pour faire vérifier leurs antécédents judiciaires par un corps policier, alors que les chauffeurs qui travaillaient déjà avec Uber avant le 14 octobre, c'est-à-dire samedi, date de fin de l'an 1 du projet-pilote, auront deux ans suivant leur dernière vérification faite auprès d'une firme privée pour satisfaire à cette nouvelle obligation. 

«Soyons bien clair, cette simple modification ne change en rien les obligations d'Uber. Ils devront soumettre les chauffeurs à une formation de 35 heures et à des vérifications des antécédents judiciaires par un corps policier du Québec. Il s'agit d'une question d'équité pour tous les partenaires du marché et pour assurer la sécurité des usagers», a affirmé le ministre Fortin par voie de communiqué. 

Selon Uber, les chauffeurs qui travaillaient pour la compagnie pendant l'an 1 du projet-pilote ne seraient pas soumis à l'exigence d'une formation de 35 heures, nous dit-on. 

Toutefois, les nouveaux partenaires-chauffeurs qui voudront travailler avec Uber à partir de dimanche auront quant à eux jusqu'au 14 janvier prochain pour compléter 35 heures de formation. Uber souhaite discuter avec Québec d'une «voie de passage», nous dit-on, pour déterminer si un chauffeur doit avoir suivi la formation avant d'effectuer sa première course ou s'il peut y avoir une période tampon pour la compléter tout en travaillant. 

«Nous avons reçu la confirmation que les nouvelles exigences de formation qui nous empêcheraient d'opérer n'auront pas à être initiées avant quelques mois et entre-temps nous demeurons déterminés à collaborer avec le gouvernement. Pendant cette période, nous continuerons à desservir les Québécois», a simplement déclaré M. Guillemette par courriel.




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