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Terrebonne: le maire intérimaire prend ses distances de son prédecesseur

La Presse révélait hier matin que les soupçons... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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La Presse révélait hier matin que les soupçons de l'UPAC à l'endroit de l'ancien maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, auraient mené l'Agence du revenu à se pencher sur la rénovation et l'agrandissement du chalet qu'il possède avec sa femme.

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À deux semaines du déclenchement des élections municipales, le maire de Terrebonne, Stéphane Berthe, a tenu hier à prendre clairement ses distances avec son prédécesseur Jean-Marc Robitaille. Ce dernier fait l'objet d'une enquête de l'Agence du revenu du Québec concernant la rénovation de son chalet, comme l'a révélé La Presse, en plus d'être visé par des allégations de corruption.

« Je ne suis pas le dauphin de Jean-Marc Robitaille. [...] Tous les citoyens comprennent très bien qui je suis et que je n'avais aucun lien, de près ou de loin, avec M. Robitaille et sa garde rapprochée », a affirmé le maire intérimaire, qui dit essayer d'installer une nouvelle culture au sein de la Ville.

M. Berthe a été élu à deux reprises sous la bannière d'Équipe Robitaille, mais il ne siégeait pas au comité exécutif. Il a quitté le parti lorsque Jean-Marc Robitaille, sous la pression des perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) le visant, lui et sa garde rapprochée (le chef de cabinet Daniel Bélec et le directeur général de la Ville, Luc Papillon, entre autres), a remis sa démission, en novembre 2016. Quelques jours plus tard, il a été choisi pour assurer l'intérim, accueilli par les huées de citoyens mécontents, rapportent les articles de presse de l'époque.

Stéphane Berthe réagissait aux révélations de La Presse selon lesquelles les soupçons de l'UPAC à l'endroit de l'ancien maire auraient mené l'Agence du revenu à se pencher sur la rénovation et l'agrandissement du chalet de M. Robitaille et de sa femme, Monique Guilbault, situé à Saint-Jean-de-Matha. Des travaux de quelque 140 000 $ auraient été partiellement financés en 2010-2011 par l'entrepreneur Normand Trudel, par le truchement de son entreprise Transport et Excavation Mascouche. Dans un autre dossier, M. Trudel a été reconnu coupable d'avoir favorisé illégalement la réélection du maire de Mascouche, feu Richard Marcotte.

Les allégations au coeur de cette enquête, nommée Projet Médiator, n'ont pas entraîné d'arrestation jusqu'à maintenant et n'ont pas passé le test des tribunaux.

ÉLECTIONS MUNICIPALES

Le maire Stéphane Berthe espère que les controverses ne le suivront pas au cours de la campagne électorale, d'autant qu'il a offert sa collaboration à la police. De plus, il a effectué les vérifications nécessaires avant d'accepter à ses côtés ses collègues issus d'Équipe Robitaille, les conseillers municipaux Marie-Josée Beaupré et Frédéric Asselin, ainsi que l'attaché politique Patrick Robitaille.

« On essaie de passer à autre chose. On est dans une campagne qu'on essaie de mener avec de nouvelles idées pour se sortir de cette période qu'a vécue la Ville de Terrebonne », a souligné M. Berthe.

Du côté de l'Alliance démocratique Terrebonne, qui a également dans son équipe des élus (4) provenant d'Équipe Robitaille, le chef Marc-André Plante affirme qu'ils sont parfaitement intègres. De plus, ils ont volontairement collaboré avec l'UPAC et sont « les seuls à l'avoir fait », a insisté M. Plante, ajoutant tout de même : « Les gens ont tous été informés : c'est tolérance zéro. »




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