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Syndicat des grutiers: le président se dit victime de harcèlement de la CCQ

Le 20 novembre dernier, M. Dupuis avait organisé... (Photo André Pichette, La Presse)

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Le 20 novembre dernier, M. Dupuis avait organisé une manifestation pour dénoncer le fait que six des 20 grutiers employés sur le chantier du nouveau pont Champlain provenaient de l'extérieur de Montréal, alors que plusieurs opérateurs locaux étaient au chômage.

Photo André Pichette, La Presse

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Mis à l'amende pour placement illégal de main-d'oeuvre, le président du syndicat des grutiers de la FTQ-Construction, Evans Dupuis, se dit victime d'une campagne de harcèlement menée contre lui par la Commission de la construction du Québec (CCQ).

M. Dupuis, qui a la réputation d'être un syndicaliste radical et qui a été accusé il y a un an d'intimidation et d'avoir déclenché une grève illégale sur un chantier de New Richmond, reconnaît qu'il n'a « jamais été un enfant de choeur ». Il est le frère de l'ex-directeur de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis, qui a été reconnu coupable de fraude et de fabrication de faux documents en 2014.

« Mais si on m'accuse maintenant de placement illégal de main-d'oeuvre, c'est parce qu'on veut m'éliminer, soutient-il. Je me bats pour que l'industrie emploie des travailleurs locaux sur les chantiers, pour qu'il y ait plus de formation pour les grutiers et pour m'assurer que les opérateurs de grues de 35 tonnes soient des gens de métier. Ça, ça dérange bien des gens dans l'industrie », dit-il.

Le 20 novembre dernier, M. Dupuis avait organisé une manifestation pour dénoncer le fait que six des 20 grutiers employés sur le chantier du nouveau pont Champlain provenaient de l'extérieur de Montréal, alors que plusieurs opérateurs locaux étaient au chômage. Devant les caméras de télévision, il s'est rendu aux bureaux de SNC-Lavalin, où il a donné une liste de noms de grutiers disponibles.

« C'était une liste écrite sur le coin d'une table. C'était juste pour montrer le ridicule de la situation », dit M. Dupuis.

UNE AMENDE DE 1026 $

Le geste lui a néanmoins valu un constat d'infraction de 1026 $ pour avoir « directement ou indirectement référé de la main-d'oeuvre autrement que par l'intermédiaire du Service de référence de l'industrie de la construction ». L'accusation, qu'il entend contester, peut lui valoir une amende minimale de 1026 $ et une interdiction d'occuper un poste de leader syndical pendant cinq ans.

« Les 1000 $ de contravention, je m'en fous éperdument. Mais si je suis reconnu coupable de placement illégal, je ne pourrai plus être représentant syndical pendant cinq ans. Tout ça pour du niaisage », lance-t-il.

La Commission de la construction confirme avoir transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) une recommandation de poursuivre M. Dupuis. « Le DPCP a jugé le mérite de ce cas et a émis un constat d'infraction, puisque ce dossier fait actuellement l'objet d'une démarche judiciaire, la CCQ n'émettra aucun autre commentaire à ce sujet », a indiqué le porte-parole Pascal Gingras.

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