• Accueil > 
  • Actualités 
  • > L'industrie du taxi menace de perturber le Grand Prix de F1 

L'industrie du taxi menace de perturber le Grand Prix de F1

Des centaines de chauffeurs de taxi perturberont les activités du Grand Prix... (Photo d'archives)

Agrandir

Photo d'archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Des centaines de chauffeurs de taxi perturberont les activités du Grand Prix lundi sur le circuit Gilles-Villeneuve et au casino de Montréal. L'industrie du taxi a annoncé vendredi une « semaine de perturbations » pour dénoncer l'opposition de la Coalition avenir Québec au projet de loi 100, lequel devrait donner un coup fatal aux activités d'Uber dans la province.

Or le gouvernement Couillard risque de manquer de temps pour faire adopter le projet de loi d'ici la fin des travaux parlementaires, vendredi prochain, pour la pause estivale. «On veut carrément dire au gouvernement : allez de l'avant pour l'adoption de votre projet de loi. La manifestation, elle n'est pas encore antigouvernementale, elle est contre la CAQ qui refuse d'adopter le projet de loi. C'est épouvantable ! C'est affreux!», s'insurge Guy Chevrette, porte-parole de l'industrie du taxi. 

Dans un communiqué de presse, l'ex-ministre péquiste est toutefois allé plus loin qu'en entrevue avec La Presse en soulignant qu'il ne condamnerait pas d'éventuels «incidents qui perturbent la paix sociale», puisque la «colère des taxis sera légitime». « Si le projet de loi 100 n'est pas adopté pendant cette session, nous risquons de perdre le contrôle. Nous craignons des ennuis importants pendant l'été au Québec», affirme-t-il.

«C'est extrêmement malsain. Je ne crois pas que c'est la bonne solution pour trouver une piste qui va rassurer l'industrie, Uber et tous les Québécois. Je les invite à la discussion, à la conciliation.  Ce n'est certainement pas en perturbant le Grand Prix que l'industrie va gagner des points», déplore François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ. 

«Le projet pourrait être adopté, si le gouvernement veut bien mettre de l'eau dans son vin et trouver un moyen pour s'entendre avec Uber et satisfaire l'industrie du taxi», souligne M. Bonnardel. Uber doit toutefois payer des taxes au Québec, précise-t-il. «C'est un projet de loi anti-innovation. [...] Quel message on envoie au reste du monde ?  C'est complètement ridicule. Il faut s'ouvrir et se moderniser au monde», estime-t-il.

La manifestation de lundi ne nuira pas directement aux activités du Grand Prix, selon Guy Chevrette. «C'est censé être très encadré», dit-il. Il refuse toutefois de se prononcer sur les prochains rassemblements prévus par le front commun de l'industrie. «Il n'est pas question de dévoiler un plan d'action. On va décider au jour le jour», ajoute-t-il. Selon Félix Tremblay, un autre porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), il n'y a pas d'autres rassemblements prévus en marge du Grand Prix d'ici vendredi prochain. La course principale du Grand Prix du Canada aura lieu le dimanche 12 juin.

« Ce ne serait pas la première fois que des groupes choisissent de faire part de leurs revendications sur la place publique pendant la semaine du Grand Prix du Canada. Une fois de plus, cela vient démontrer la place importante qu'occupe notre événement pour Montréal et sa région», a indiqué par courriel François Dumontier, président et chef de la direction du Groupe de Course Octane.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer