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Policiers municipaux: l'ancien ministre Jacques Dupuis devient conseiller syndical

L'ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis... (PHOTO MATHIEU BÉLANGER, ARCHIVES REUTERS)

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L'ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis agit depuis récemment comme conseiller interne pour la fédération syndicale qui représente les agents d'une trentaine de corps policiers municipaux au Québec.

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Il a été leur patron, il sera maintenant leur conseiller syndical. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) vient de s'adjoindre les services de l'ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis à titre de conseiller stratégique pour ses dossiers les plus chauds.

M. Dupuis a confirmé à La Presse hier qu'il agit depuis peu comme conseiller interne pour la fédération syndicale qui représente les agents d'une trentaine de corps policiers municipaux au Québec.

Avocat-conseil au cabinet Rochefort et associés depuis 2011, M. Dupuis a tenu à préciser qu'il ne fera aucun lobbying auprès des élus du gouvernement Couillard au nom des policiers municipaux.

« Je ne fais pas de lobby. J'ai refusé tous les mandats de lobbying jusqu'ici. Premièrement, ce n'est pas une activité qui est très appréciée », dit-il en rigolant.

« D'autre part, un ancien ministre libéral qui fait du lobby auprès du nouveau ministre libéral, ça ne servirait pas nécessairement bien le client. »

Rappelons que le ministre intérimaire de la Sécurité publique du Québec, Pierre Moreau, est l'ancien chef de cabinet de Jacques Dupuis. L'attachée de presse de M. Moreau, Catherine Poulin, est la conjointe de M. Dupuis.

« Moi, j'ai été à la Sécurité publique pendant huit ans. Eux [la FPMQ], ils viennent me demander mon opinion sur des prises de position », dit-il.

Il souligne que les policiers municipaux doivent parfois faire valoir leurs intérêts non seulement par rapport aux élus municipaux ou provinciaux, mais aussi par rapport à d'autres organisations comme la Sûreté du Québec et son syndicat, dont les visées peuvent « entrer en conflit » avec celles des policiers municipaux.

Contre l'interdiction des «pantalons de clowns»

Au cours des dernières années, la FPMQ s'est battue contre la réforme gouvernementale des régimes de retraite. Ses membres se sont fait remarquer par leurs pantalons colorés qu'ils arborent en guise de moyen de pression. Jacques Dupuis affirme que les gens qui veulent une loi pour obliger le respect de l'uniforme intégral, comme le maire de Montréal Denis Coderre, font fausse route.

« Vous savez, les culottes de clowns, ça n'affecte pas la sécurité publique. Si vous les obligez à abandonner ce moyen de pression, vous ne serez peut-être pas contents du nouveau moyen de pression qui va venir ensuite », précise-t-il.

Parmi les autres dossiers litigieux pour la FPMQ récemment, mentionnons la création d'un corps de police indépendant à Mercier (le syndicat s'y oppose) et la création du Bureau des enquêtes indépendantes qui enquêtera sur le travail des policiers lorsqu'il y a mort d'homme pendant leur intervention. La fédération syndicale a sévèrement critiqué plusieurs aspects de ce nouvel organisme, qui n'a pas encore commencé son travail.

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