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Négos dans le secteur public: des avancées «dans la bonne direction»

Près de 1500 personnes ont manifesté samedi, à... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Près de 1500 personnes ont manifesté samedi, à Montréal, pour protester contre les politiques d'austérité du gouvernement Couillard, notamment en éducation. Les discussions progressaient encore aux tables sectorielles des réseaux de la santé et de l'éducation, hier soir.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

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(Québec) Les discussions progressaient hier soir encore aux tables sectorielles des réseaux de la santé et de l'éducation. Il paraissait probable que des ententes de principe avec des groupes importants puissent être obtenues dans les prochains jours. « Les choses avancent, et dans la bonne direction », assure-t-on du côté syndical comme patronal.

En soirée hier, au moment de publier, on affichait « un optimisme tangible » d'en arriver, cette semaine, à une entente globale.

La table centrale, où sont discutés les salaires et les demandes patronales en matière de retraite, a volontairement marqué le pas en fin de semaine - se contentant d'échanges généraux - pour attendre des règlements du côté des 58 tables sectorielles. Une demi-douzaine d'ententes sectorielles étaient déjà conclues hier soir, mais auprès de groupes moins nombreux, comme les employés de bureau.

Le blitz de négociations entamé vendredi aura porté ses fruits aux tables de la santé, où l'essentiel des questions litigieuses paraît réglé. Reste un point de friction entre Québec et la fédération des infirmières et infirmiers, indique-t-on sans donner de détails.

Du côté de l'éducation, toute la journée hier, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a discuté avec la médiatrice du ministère du Travail, Lise Lavallée, pour évaluer si elle allait présenter sa « Proposition globale de relance » une fois revenue à la table de négociations.

Le groupe, qui représente 33 000 enseignants surtout dans la région de Montréal, avait interpellé directement le cabinet de Philippe Couillard vendredi.

Des sources syndicales ont indiqué que la FAE avait des demandes costaudes, soit une injection supplémentaire de 100 millions de la part du gouvernement, une exigence qui risquait de refroidir des échanges qui progressaient rondement du côté scolaire, semble-t-il. Sylvain Mallette a refusé de confirmer le contenu de la proposition de sa centrale. La FAE a en poche un mandat de « désobéissance civile » si le gouvernement adoptait une loi spéciale, « mais on n'est pas là du tout », a insisté M. Mallette.

Avec la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), qui représente 72 000 enseignants, on n'était pas loin d'une entente de principe en fin de journée. Les discussions autour des ratios maître-élèves sont terminées, on s'est entendu pour mettre de côté le réaménagement suggéré par des spécialistes et les commissions scolaires pour réduire les classes dans le premier cycle du primaire et les augmenter en quatrième, cinquième et sixième année, une opération qui devait se faire à coût nul.

800 enseignants et professionnels, promet le ministre Blais

Le ministre de l'Éducation François Blais a profité de la journée d'hier pour annoncer comment il entendait dépenser les 80 millions de dollars attribués par le ministre des Finances il y a quelques jours.

Cette injection, a-t-on avancé, permettra l'embauche de quelque 600 professeurs et 200 professionnels supplémentaires pour aider les élèves en difficulté.

« Ce sont des embauches à temps plein. Ce sont vraiment des gens qui s'ajoutent. »

Cette enveloppe récurrente sera disponible dès janvier, a-t-il précisé.

Du point de vue syndical, cet engagement, qui ne fait pas partie de la convention, est sujet à de futures coupes et reste une dépense « discrétionnaire », craint-on. 

« En un rien de temps, le premier ministre Couillard pourrait dire que ces millions doivent être récupérés. Nous, on est très, très prudents », a modéré Josée Scalabrini, de la Fédération des syndicats de l'enseignement.

Du côté patronal, on assure que ce financement est désormais « dans les bases budgétaires ». Mais Québec insiste pour qu'il aille à « un rehaussement de services » et non à l'amélioration générale des conditions de travail.

Du côté des employés de soutien et de bureau, en bonne partie affiliés à la FTQ, l'entente de principe semblait une formalité hier soir. Même chose chez les employés de soutien du collégial.

Au collégial, les discussions étaient avancées et le climat « positif » avec les enseignants, et une entente aujourd'hui paraissait aussi plausible. On soupesait encore là l'impact des 80 millions de François Blais - environ 12 % de cette somme irait aux étudiants en difficulté du collégial.

- Avec la collaboration du Soleil

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