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Des employés dénoncent l'abolition de la «prime Grand Nord»

Plusieurs professionnels ont quitté le Grand Nord dans... (Photo archives La Presse)

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Plusieurs professionnels ont quitté le Grand Nord dans les derniers mois, tels que des psychologues ou des travailleurs sociaux, avancent des employés du Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James.

Photo archives La Presse

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Camille Martel
La Presse

Pour la première journée des grèves du front commun, des employés du Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James (CCSSSBJ) ont dénoncé la fin de la prime Grand Nord devant leur bureau de Montréal.

Abolie depuis le 31 mars 2015 par le gouvernement Couillard, cette prime équivalait à un pourcentage du salaire afin de « retenir » les employés et de maintenir « l'attractivité » des emplois dans ces territoires arides, explique Jean-Pierre Larche, conseiller syndical à la CSN.

« Les services offerts dans le Grand Nord vont diminuer », dénonce Martine Saddik, employée du CCSSSBJ à Montréal. Pour cette traductrice qui a déjà travaillé à la Baie-James, la prime Grand Nord était essentielle. Elle avoue qu'elle ne « serait jamais allée là-bas » si elle n'était pas octroyée. Sans incitatif, les employés se font beaucoup plus rare. Les conséquences commencent déjà à se faire sentir, note-t-elle. « Il y a beaucoup de postes affichés qui ne sont pas comblés. Je n'ai jamais vu ça auparavant. »

Pour le moment, les listes d'attentes s'allongent dans les CSSS et à l'unique hôpital de la région, celui de Chisasibi, situé à 900 km au nord de Val-d'Or. « Les services sont déjà très restreints dans le Nord! », s'exclame Mme Saddik.  Elle soutient que les communautés autochtones peinent déjà à recevoir des services de soutien adéquats. Par exemple, plusieurs professionnels ont quitté le Grand Nord dans les derniers mois, tels que des psychologues, des travailleurs sociaux, etc. 

Il est clair que cela va se traduire par une baisse de service pour la communauté Cri, ajoute Luc Bastien, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, affilié à la CSN. « En ce moment, les autres coupes touchent beaucoup le transport entre la Baie James et Montréal », explique-t-il. Toutes les interventions qui nécessitent des chirurgies se déroulent à Montréal et les bureaux de la CCSSSB du centre-ville servent à en assurer la liaison. «On espère arriver rapidement à une nouvelle convention collective », s'inquiète-t-il. 

Un employeur important

Le CCSSSB est aussi un employeur de premier ordre pour les premières nations. Lea House, une Cri originaire de la Baie-James, est réceptionniste aux bureaux de Montréal depuis 15 ans. « Il y a beaucoup de problèmes », avoue-t-elle en baissant les yeux. Bien que la prime Grand Nord fasse beaucoup réagir beaucoup employés, bien d'autres coupes sont au menu. Par ailleurs, la précarité d'emploi semble être un point sensible pour la plupart des manifestants qui étaient réunis aujourd'hui au centre-ville.

Le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James est responsable de l'administration des services de santé et des services sociaux pour toutes les personnes qui résident de façon permanente ou temporaire dans la Région 18, région administrative du ministère de la santé et services sociaux du Québec qui correspond au territoire cri de la Baie James.

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