Les partis lancent leurs pubs télé

Le chef de la Coalition avenir Québec François... (Photo: PC)

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Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault, que l'on voit en campagne hier à saint-Célestin, fait valoir la crédibilité de son équipe.

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Trois partis, trois signatures visuelles. Le Parti libéral (PLQ), le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) étrennent leurs premiers messages publicitaires à la télévision.

En chemise bleu pâle, et en plan rapproché, Jean Charest explique, dans l'une des deux publicités de son parti lancées hier au petit écran, ses priorités pour le Québec: le plein emploi, le Plan Nord et l'équilibre budgétaire.

Un choix qui peut être étonnant, selon Pierre Martin, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal. «Une grande partie de la population ne lui fait pas confiance, dit-il. Il ne dit rien de nouveau, et on peut se demander pourquoi l'équilibre budgétaire ou le plein emploi n'ont pas été atteints avant.»

«La publicité sert à ça: répéter ce qu'on veut, sans être interrompu», dit au contraire Bernard Motulsky, titulaire de la chaire de recherche de relations publiques et communication marketing de l'UQAM. «Je pense que c'est M. Charest, le chef, c'est à lui de répéter ces messages.»

Du côté de la CAQ, c'est la corruption qui est au coeur de son premier message qualifié de «choc» par la jeune formation politique. François Legault y apparaît accompagné d'une quinzaine de candidats, dont les «incorruptibles» Jacques Duchesneau, Sylvie Roy et Maud Cohen.

Au cours de ce message de 30 secondes, le chef de la CAQ affirme que «tout le monde au Québec est conscient de la corruption dans la construction, au gouvernement et dans le financement des vieux partis: c'est assez». Il cède rapidement la parole à ses candidats-vedettes, notamment Jacques Duchesneau et Gaétan Barrette.

L'ancien chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, est bien présent dans la publicité, mais loin du premier rang. D'autres acteurs bien connus du parti sont en revanche absents.

«Ce qu'on ne voit pas, ce sont les transfuges du PQ. François Rebello est notoirement absent. Il y a une place de choix laissée au premier plan aux deux vedettes qui en mènent large», observe Pierre Martin, en référence aux nouvelles recrues de la CAQ, Jacques Duchesneau et Gaétan Barrette.

Pour ses premières publicités, le Parti québécois choisit en revanche une mise en scène imagée, sans la chef Pauline Marois et ses candidats. Les ressources naturelles et la santé des aînés sont les deux premiers thèmes abordés.

«Le PQ met l'accent sur des enjeux, des objectifs, on met de l'avant une plateforme, souligne M. Martin. On pourra lui reprocher de ne pas mettre en avant les vedettes, mais il est possible qu'on ait misé sur des enjeux liés à des valeurs profondes.»

Si la campagne du PQ se montre plus créative que celle de ses deux adversaires, elle risque toutefois de manquer son but: faire passer un message.

«C'est important de se centrer sur un message précis. La CAQ parle de corruption, et l'économie est le clou sur lequel tape le PLQ, dit Bernard Motulsky. Ces trois publicités sont bien faites, mais celle qui punche le plus, c'est celle de la CAQ, parce que le message est précis.»

Le PLQ, le PQ et la CAQ devraient présenter, après ce galop d'essai, de nouvelles publicités au fil de la campagne.




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