Ramzy Kassouf, Senneville

Ramzy Kassouf, 63 ans, Senneville... (Photo David Boily, La Presse)

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Ramzy Kassouf, 63 ans, Senneville

Photo David Boily, La Presse

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

Faire pousser mes légumes pour nourrir ma communauté. Je veux faire le pont entre la communauté et les légumes que l'on fait pousser ici, à Montréal.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

De voir le goût qu'ont les gens de manger local. C'est un phénomène international très encourageant, et on le voit aussi au Québec. Voir le visage des enfants lorsqu'ils viennent à la ferme, c'est une source de grand, grand bonheur.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

De voir qu'on continue à perdre la verdure qu'il nous reste dans l'île de Montréal. Il reste seulement de 5 à 6 % du territoire d'espaces verts à Montréal. On doit s'assurer que tout ce qu'il reste d'espaces verts dans l'île soit protégé.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Nelson Mandela. C'est une personnalité qui incarne la persévérance. Passer des années en captivité pour ensuite devenir président de l'Afrique du Sud, c'est quelque chose. Son décès m'a touché.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Ce serait à Frelighsburg, près de la frontière américaine, en Montérégie, à cause de la beauté de ses paysages et de sa terre agricole. Ça m'a vraiment impressionné. C'est à peu près à une heure de Montréal, donc c'est idéal.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Je demanderais aux municipalités d'acquérir de l'espace dans leur centre-ville pour en faire des places publiques pour les marchés hebdomadaires. Les producteurs des régions environnantes pourraient y rencontrer les citoyens, comme ça se fait à Sainte-Anne-de-Bellevue, où l'on trouve un marché public exceptionnel. Ça tisserait des liens plus forts encore dans la communauté.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Je trouve que le Québec est déjà un modèle exemplaire si on se compare à d'autres pays du monde, mais il y a toujours de la place pour faire des changements positifs. Je dirais qu'il faut avoir de la tolérance envers les immigrants, ou les autres cultures dans la société. On peut avoir l'unité du peuple dans la diversité des gens qui le composent.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Ce sont mes tomates [rires] ! Elles sont très grosses, les plants font deux fois ma taille. Elles sont presque prêtes à manger.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

J'aimerais faire partie d'un groupe qui vient d'être lancé pour soutenir les jeunes qui veulent devenir fermiers. La ville de Laval compte 30 % de sa surface qui sont des terres agricoles, et la Ville veut que les jeunes agriculteurs y travaillent. C'est un projet qui pourrait être repris par le gouvernement du Québec.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

Moi, je suis québécois d'origine libanaise. Pour moi, être québécois, c'est participer à la vie culturelle de ma région, m'impliquer, être un citoyen proactif qui produit et qui donne, au lieu de prendre tout le temps.

Faites un voeu...

J'aimerais que les relations entre les pays s'harmonisent. L'espère humaine est interconnectée comme jamais, c'est une réalité nouvelle, c'est comme un jeune bébé qui est en train de se développer. Je souhaite que l'on puisse en tirer des structures internationales qui nous unissent davantage, tout en respectant l'autonomie de chacun des pays.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

J'achèterais des terres agricoles et je les conserverais dans une entité qui va assurer le maintien de leur statut. Je les louerais à de jeunes agriculteurs.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Positif.

Télévision

Négatif.

Bouteille de bière ou de vin

Ni l'un ni l'autre. Je suis neutre.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Nous allons mettre en place une politique nationale pour l'agriculture au Québec !

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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