Enfin ! Deux jours après avoir mis à l’eau les casiers, les pêcheurs sont enfin revenus à quai avec les premiers homards de l’année… qui s’annonce excellente.

Violaine Ballivy Violaine Ballivy
La Presse

Pourquoi

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE

La pêche, c’est souvent – sinon toujours ! – une affaire de famille, aux Îles. Le père de Daniel Miousse, Jean-Pierre, est venu épauler son fils pour la première levée des casiers de l’année, souvent plus longue que les autres. Il tient dans ses mains l’un des plus gros spécimens récoltés mardi dernier. 

Le début de la pêche au homard est une bonne période pour visiter les Îles-de-la-Madeleine si l’on n’aime pas les foules et que l’on n’a pas peur d’avoir un peu froid. La langue des pêcheurs se délie facilement avec les touristes (peut-être parce qu’ils sont encore bien rares à cette saison !) curieux d’en apprendre davantage sur leur métier.

Quand

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Daniel Miousse et Denis Longuépée observent les écrans qui leur permettent de retrouver facilement, même dans le noir, les 34 lignes de casiers qu’ils ont laissées deux jours plus tôt. Les lignes où la pêche n’a pas été très fructueuse seront déplacées. « La première journée, c’est une grosse journée », dit Daniel Miousse. 

La date officielle de la mise à l’eau se situe entre le 3 et le 11 mai, mais attention : les retards sont fréquents et si vous prévoyez un voyage trop serré, vous risquez de rater les premiers homards de l’année !

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Un casier peut contenir plusieurs homards, mais ils ne pourront sans doute pas tous être gardés : les spécimens de moins de 83 mm (des yeux à la fin du tronc, avant la queue) et les femelles devront être rejetés à l’eau. 

La plupart des activités entourant la mise à l’eau sont concentrées à Grande-Entrée, dont le port réunit à lui seul le tiers des homardiers. Il n’y a qu’une auberge ouverte à cette période dans ce secteur, La Salicorne.

Réserver

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Les casiers sont reliés par groupes de sept. Une lignée sans homard est « un goal » et un mauvais présage pour les homards. L’équipage du Jaëlle Noah n’a pas eu cette malchance, mardi dernier. 

En mai, c’est encore la basse saison aux Îles et l’offre de restaurants et d’hôtels est loin d’être aussi riche qu’en été : trouver un restaurant intéressant ouvert un dimanche soir n’est pas une mince affaire. Louer une maison est une option intéressante, surtout avec la qualité des produits de la mer qu’on pourra acheter à la poissonnerie à cette saison.

Activités

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Pêches et Océans Canada interdit la levée des premières cages avant 5 h du matin. On évite ainsi les risques de braconnage pendant la nuit. Les bateaux quittent généralement le quai un peu après 4 h pour être près des cages dès le coup de 5 h. Plus la saison avance, plus les homards se rapprocheront des côtes et les pêcheurs aussi : les journées de travail seront un peu moins longues, alors. 

C’est vrai, il fait trop froid pour se baigner aux Îles en mai. Mais pas pour profiter des plages, désertes, ou du nouveau sentier de randonnée Entre vents et marée qui fait le tour de l’archipel en 13 étapes de 6 km à 28 km.