À peu près épargnée par la COVID-19, favorisée par les sommets records des prix du minerai de fer, la ville de Sept-Îles connaît de beaux jours. Et ça se sent quand on se promène le long de la promenade du Vieux-Quai et son magnifique front de mer. Coup d’œil à sept découvertes qui méritent amplement le détour !

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

(Sept-Îles) Musée régional de la Côte-Nord

Musée régional de la Côte-Nord

  • Parmi les objets représentés au Musée régional de la Côte-Nord, on trouve des cabinets de curiosités regroupant des animaux naturalisés, des minerais récoltés dans la région, de même que des herbes médicinales utilisées depuis des générations par les autochtones. « On veut que les visiteurs puissent se plonger dans un esprit de voyage et dans l’ambiance vécue à l’époque par les premiers colonisateurs de la Côte-Nord », explique Mélissa Lacroix, guide au musée et coordonnatrice au Vieux-Poste.

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Parmi les objets représentés au Musée régional de la Côte-Nord, on trouve des cabinets de curiosités regroupant des animaux naturalisés, des minerais récoltés dans la région, de même que des herbes médicinales utilisées depuis des générations par les autochtones. « On veut que les visiteurs puissent se plonger dans un esprit de voyage et dans l’ambiance vécue à l’époque par les premiers colonisateurs de la Côte-Nord », explique Mélissa Lacroix, guide au musée et coordonnatrice au Vieux-Poste.

  • Le photographe Michel Depatie a invité les autochtones du Québec à lui fournir leurs égoportraits, qu’il a ensuite transformés en utilisant divers procédés photographiques.

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Le photographe Michel Depatie a invité les autochtones du Québec à lui fournir leurs égoportraits, qu’il a ensuite transformés en utilisant divers procédés photographiques.

  • Michel Depatie s’est inspiré de l’œuvre du photographe américain Edward Curtis, notamment en utilisant des versions miniatures des égoportraits d’autochtones du Québec dans sa propre reconstruction des œuvres classiques de Curtis, qui a effectué au début du XXe siècle plus de 40 000 portraits dans 80 Premières Nations d’Amérique du Nord.

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Michel Depatie s’est inspiré de l’œuvre du photographe américain Edward Curtis, notamment en utilisant des versions miniatures des égoportraits d’autochtones du Québec dans sa propre reconstruction des œuvres classiques de Curtis, qui a effectué au début du XXsiècle plus de 40 000 portraits dans 80 Premières Nations d’Amérique du Nord.

  • Le Vieux-Poste a été reconstitué dans les années 1960. « Le site a été oublié ou presque jusqu’aux années 1950, quand la Ville de Sept-Îles a découvert des sépultures, des objets anciens et des fondations de pierre en creusant pour y aménager un dépotoir », explique le guide-interprète Julien Huard. Les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson ont permis de voir à quoi ressemblait le poste. Toutefois, la chapelle, les tourelles et la palissade du site n’auraient jamais existé…

    PHOTO JB FILM, FOURNIE PAR TOURISME SEPT-ÎLES

    Le Vieux-Poste a été reconstitué dans les années 1960. « Le site a été oublié ou presque jusqu’aux années 1950, quand la Ville de Sept-Îles a découvert des sépultures, des objets anciens et des fondations de pierre en creusant pour y aménager un dépotoir », explique le guide-interprète Julien Huard. Les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson ont permis de voir à quoi ressemblait le poste. Toutefois, la chapelle, les tourelles et la palissade du site n’auraient jamais existé…

1/4
  •  
  •  
  •  
  •  

Belle introduction à la région, le Musée régional de la Côte-Nord se décline en deux volets distincts avec le Vieux-Poste qui lui est associé – c’est d’ailleurs au musée qu’il faut acheter les billets pour la visite guidée du Vieux-Poste. Fraîchement rénové, le musée propose plusieurs îlots qui permettent de retracer l’histoire de la région – on peut notamment y observer une authentique carte du secteur de Sept-Îles datant de 1761, des objets historiques originaux, de même que des artéfacts préhistoriques.

En plus de cette collection permanente, on peut aussi voir cette année l’exposition temporaire sur la création du film Maïna, tourné dans la région par Michel Poulette en 2013, ainsi que celle sur l’étonnant projet photographique Ashu-takusseu / La traversée photographique, de Michel Depatie.

Quant au Vieux-Poste, reconstitué sur le site original du poste de traite de fourrures installé au bord de la baie de Sept-Îles de 1680 à 1842, il met en lumière les échanges réalisés à l’époque entre Innus et Européens. On y retrouve des exemples d’objets et d’articles tenus dans le magasin du poste de traite, comme des couvertures de laine, des ceintures fléchées, des fusils, de la vaisselle et des ustensiles. On nous explique aussi le système de troc en vigueur à l’époque.

Consultez le site du musée

Marché MelLau

PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

Propriétaire du Marché MelLau, Laurence Bérubé concentre ses activités autour de trois sphères, soit le prêt-à-emporter, l’épicerie fine et les produits sans allergènes.

Épicerie fine et comptoir de prêt-à-emporter, le Marché MelLau est le projet que porte depuis près de 12 ans Laurence Bérubé, technicienne en diététique qui a démarré son entreprise après un séjour en milieu hospitalier. « Je suis épicurienne dans l’âme et j’adore cuisiner, nous confie-t-elle. J’ai d’abord fait ça pour moi, mais j’entendais aussi les gens qui cherchaient ce genre d’épicerie, ça manquait à Sept-Îles. » Elle a en effet vu juste, car elle compte aujourd’hui neuf employés qui mitonnent de 50 à 150 repas chauds par jour. Sans compter les sandwichs, desserts, salades-repas, soupes froides et plats congelés. Signe du dynamisme du Marché MelLau, les locaux de l’épicerie fine ont doublé de superficie en février dernier.

consultez la page Facebook du Marché MelLau

L’île Grande Basque

L’Île Grande Basque

  • L’île Grande Basque offre deux belvédères naturels d’où il est possible d’observer la ville de Sept-Îles, mais aussi les autres îles de l’archipel et, au-delà, l’estuaire du Saint-Laurent.

    PHOTO FOURNIE PAR TOURISME SEPT-ÎLES

    L’île Grande Basque offre deux belvédères naturels d’où il est possible d’observer la ville de Sept-Îles, mais aussi les autres îles de l’archipel et, au-delà, l’estuaire du Saint-Laurent.

  • Des panneaux d’interprétation de la flore sont installés tout au long des sentiers de l’île Grande Basque, offrant des renseignements intéressants sur cet écosystème qui constitue une ZICO (zone importante pour la conservation des oiseaux).

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Des panneaux d’interprétation de la flore sont installés tout au long des sentiers de l’île Grande Basque, offrant des renseignements intéressants sur cet écosystème qui constitue une ZICO (zone importante pour la conservation des oiseaux).

  • Les jolis sentiers de l’île Grande Basque donnent accès à des plages, des anses et des criques autour desquelles sont aménagées quelques aires de camping, dont une tente de type prêt-à-camper.

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Les jolis sentiers de l’île Grande Basque donnent accès à des plages, des anses et des criques autour desquelles sont aménagées quelques aires de camping, dont une tente de type prêt-à-camper.

  • Malgré la pluie et quelques tronçons de sentiers boueux, l’île Grande Basque révèle plusieurs coups d’œil étonnants.

    PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

    Malgré la pluie et quelques tronçons de sentiers boueux, l’île Grande Basque révèle plusieurs coups d’œil étonnants.

1/4
  •  
  •  
  •  
  •  

On peut avoir tendance à l’oublier, mais Sept-Îles tient son nom de l’archipel qui ceinture son havre naturel. Il est d’ailleurs possible de visiter certaines de ces îles, la principale étant l’île Grande-Basque, à moins de 20 minutes de bateau de la marina. Des forfaits et services de navette sont offerts par les Croisières du Capitaine de même que par les Croisières Sept-Îles – cette dernière entreprise s’est d’ailleurs associée avec le Marché MelLau pour offrir, à la demande, des boîtes à lunch à déguster une fois dans l’île. On est ensuite bien armés pour parcourir les quelque 12 km de sentiers qui sillonnent l’île de part et d’autre – il vaut mieux s’y aventurer par beau temps, car ils peuvent devenir très boueux.

Consultez le site de Tourisme Sept-Îles

Microbrasserie La Compagnie

PHOTO JEAN-PHILLIP GRENIER, TIPOU PRODUCTIONS, FOURNIE PAR LA COMPAGNIE

Ouverte depuis un peu plus de deux ans seulement, La Compagnie offre une gamme de bières qui s’inspire avec doigté des classiques – pas étonnant d’apprendre que le brasseur Billy Dumas a découvert sa passion à l’occasion d’un voyage en Allemagne.

Une bière bien fraîche se prend évidemment bien après une excursion, et la microbrasserie La Compagnie remplit son mandat à la perfection, avec une gamme de bières de haut niveau et un menu bistro à la fois simple et gourmand qui met en valeur le terroir et les artisans locaux comme Le Bavard et l’Ivrogne, Fumeur en Nord et la Poissonnerie Soucy. « Si notre petite cuisine fonctionne à plein régime en haute saison, elle nous permet de nous éclater en période régulière avec des soirées tartares ou des soirées découvertes, nous explique la copropriétaire Marie-Pier Johnson. Mais du côté de la brasserie, on veut grossir un peu parce qu’on n’arrive pas à répondre à toutes les demandes. » On cherche donc à augmenter le volume de production pour améliorer l’offre chez les détaillants de Sept-Îles, en plus de vendre des fûts dans des restos locaux. En attendant, souhaitons-le, une éventuelle distribution à plus grande échelle…

Consultez le site de La Compagnie

Fumeur en Nord

PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

Revenue à Sept-Îles en 2015 quand son conjoint Maxime a perdu son emploi lors de la fermeture de la mine Cliffs, à Fermont, c’est sur un coup de tête que Myriam Landry a décidé d’ouvrir Fumeur en Nord. « Maxime s’est mis à fumer du poisson sur le patio, celui que son cousin avait péché, se rappelle-t-elle. En le goûtant, il a dit : ‟OK, Maxime, ton poisson est vraiment bon, il faut que tu fasses quelque chose avec ça !” Je pensais que ce serait une étape dans notre vie, mais nous voilà quatre ans plus tard et on a même dû déménager pour agrandir nos locaux ! »

C’est en goûtant le saumon fumé à la Clarke au menu de La Compagnie que Fumeur en Nord est apparu sur notre écran radar, et quelle chance ! Le commerce de l’avenue Brochu ne paie pas de mine, mais ce que l’on y prépare est délicieux. Le copropriétaire Maxime Savard fume du saumon, de la truite, du maquereau, du bœuf, du bacon, des pétoncles, des moules, des œufs et même du tofu. Sa conjointe Myriam Landry s’occupe quant à elle de la préparation de tartares, de pâté à la morue, de coquilles Saint-Jacques ou de bols de poké, avec l’aide de sa maman Guylaine. Mineur à Fermont deux semaines par mois, Maxime travaille à la boutique pendant ses « vacances » mensuelles, en peaufinant les recettes apprises auprès de son grand-père originaire de Carleton. « C’est tout dans ma tête ! », nous assure-t-il.

Consultez la page Facebook de Fumeur en Nord

Edgar Café Bar

PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

Avantageusement placé face au parc du Vieux-Quai et profitant d’une superbe terrasse, l’Edgar Café Bar est festif et très fréquenté – il a été agrandi 2 fois au fil de ses 14 ans d’existence pour répondre à la demande sans cesse croissante.

L’Edgar Café Bar propose un beau choix de vins et de bières – on en a profité pour goûter de rares produits de chez Auval, accompagnés de beaux plateaux de fromages québécois, de charcuteries, de saucisses et de gelées maison. La carte des vins a par ailleurs été récemment bonifiée par la sommelière Pascale Turbide, qui a quitté son emploi de serveuse au Clocher Penché, à Québec, pour revenir dans son patelin, à la faveur de la pandémie. Elle a notamment pu ajouter quelques crus québécois, malgré la difficulté d’amener ces produits jusqu’à Sept-Îles. « Les gens veulent découvrir, c’est vraiment stimulant, assure-t-elle. Ils sont contents de connaître des choses auxquelles ils n’avaient pas normalement accès. Ça va être agréable aussi pour les touristes, c’est le fun de pouvoir leur présenter des produits qui arrivent d’ailleurs. »

Consultez le site d'Edgar Café Bar

Clickcafé

PHOTO PIERRE-MARC DURIVAGE, LA PRESSE

Malgré l’incertitude économique qui planait sur sa ville à l’époque, Prisca Beaulieu a senti le besoin pour un café de spécialité à Sept-Îles, il y a huit ans déjà.

Quelle que soit notre prochaine destination, on repasse invariablement par le boulevard Laure, ce qui tombe bien au petit matin, car le Clickcafé est stratégiquement placé en plein centre-ville, rue Smith. Le latte y est délicieux, même chose pour les fines et croustillantes crêpes, offertes avec des garnitures sucrées ou salées. Prisca Beaulieu et sa fille Marie-Ève Fortin ne lésinent pas sur la qualité de leur offre. « Dany Marquis, torréfacteur à la Brûlerie du Quai, à Carleton, a été notre mentor pendant un an et demi, il est même venu travailler avec nous pendant 12 jours au début, se rappelle Mme Beaulieu. Pour les crêpes, ma fille a approché les propriétaires du Crêpe Chignon, à Rimouski, qui sont venus nous donner notre formation l’hiver dernier. » À cette belle offre gourmande s’ajoute aussi un espace boutique bien garni : « On avait un petit coin qui était vraiment minime, mais la demande était grandissante, explique l’entrepreneure. On a loué le local voisin et en décembre dernier, on a défoncé pour installer notre nouvel espace boutique. »

Consultez le site de Clickcafé Voyez notre photoreportage sur l’Archipel-de-Mingan

Une partie des frais de reportage ont été payés par Tourisme Côte-Nord.