(Amos) L’Abitibi-Témiscamingue recevra une aide de l’ordre de 1,7  million de la part du gouvernement fédéral pour la relance postpandémie de son industrie touristique.

Michel Ducas, Initiative de journalisme local
La Presse Canadienne

La ministre du Développement économique, Mélanie Joly, en a fait l’annonce lundi matin, en point de presse. Trois subventions distinctes ont été offertes par son ministère : 1,2 million à la Ville d’Amos, 400 000 $ pour le Refuge Pageau, d’Amos, et 90 000 $ pour le Festival des guitares du monde, à Rouyn-Noranda.

« L’industrie touristique a été durement touchée par la pandémie, et le gouvernement du Canada s’engage à en accompagner les joueurs clés pour qu’ils soient prêts à rebondir avec vigueur après la crise économique, a indiqué la ministre Joly. Nous sommes là depuis le début de cette situation sans précédent, avec des mesures concrètes, et nous serons là pour appuyer le tourisme, au fur et à mesure que la situation sanitaire évolue. »

Un parc thématique sur l’eau

La Ville d’Amos reçoit un coup de pouce de la part d’Ottawa pour un projet sur lequel elle planche depuis maintenant presque quatre ans. Le parc thématique Anisipi (qui signifie eau pure, source de vie, en algonquin) se concentrera sur l’eau.

En raison de la présence d’anciens glaciers sous terre (des eskers), la région d’Amos peut compter sur l’une des eaux les plus pures au monde. C’est ce créneau qu’Amos veut faire connaître, en collaboration avec la communauté voisine de Pikogan (Abitibiwinni). Au total, le projet doit coûter 5,5  millions et être complété à l’été 2022.

Même si la Ville est avare de détails (une autre annonce devrait avoir lieu avant le printemps), on a quand même révélé que l’entreprise montréalaise Moment Factory travaille sur le projet avec la Ville. Cette entreprise est reconnue partout dans le monde pour son travail de son et lumière, notamment au Super Bowl et à la cathédrale Sagrada Familia, de Barcelone.

« C’est la première fois qu’ils s’associent à une cause », indique Nathalie Larouche, directrice du développement économique à la Ville d’Amos.

« Dans notre projet, il y a un volet sensibilisation à la protection de la ressource, et aussi un volet éducation. C’est un attrait touristique, mais en même temps une cause qu’on défend. Nous avons une ressource précieuse, il ne faut pas la gaspiller. »

Un cri du cœur entendu

De son côté, le refuge Pageau, qui recueille et soigne les animaux sauvages blessés ou abandonnés, reçoit 400 000 $ pour agrandir son site. Le refuge veut agrandir ses aires d’activités et son pavillon d’accueil. Les fonds serviront aussi à la création d’une expérience immersive et au développement de la plateforme web de l’organisme, qui avait lancé un important cri du cœur au début de l’été dernier, au plus fort de la première vague.

« Grâce à Michel Pageau, la région d’Amos est connue à travers le monde, explique la directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Randa Napky. Ces produits touristiques que nous présentons, ils sont en cohérence avec ce que nous sommes, ici, en Abitibi-Témiscamingue. Nous croyons qu’une fois la pandémie terminée, les gens voudront se tourner vers des produits en lien avec l’environnement, des produits plus authentiques. »

Finalement, le Festival des guitares du monde, qui accueille depuis 18 ans les meilleurs guitaristes de tous styles et tous genres, reçoit 90 000 $ pour se faire connaître à l’extérieur de la région, et pour améliorer l’expérience des festivaliers. Au cours de ses 18 années d’existence, le Festival a accueilli des musiciens de renommée internationale comme les Doobie Brothers, Steve Vai et George Thorogood. « En plus d’être une région minière et forestière, nous sommes une région où la culture prend une grande place, rappelle Randa Napky. D’où l’importance de faire rayonner le Festival. »