Quelques informations importantes à savoir avant de partir randonner.

Marie-Soleil Desautels Collaboration spéciale

Par où commencer ?

La Pacific Crest Trail Association (PCTA), dont la mission est de protéger, de préserver et de promouvoir le sentier, fournit plein de renseignements pour les randonneurs sur son site internet et délivre les permis de longue randonnée. Il faut en détenir un pour parcourir plus de 500 milles (800 km) du sentier. Gratuits, ils s’obtiennent au moyen d’un système de réservation en ligne, comme si l’on achetait un billet de spectacle. Et ils partent vite : des milliers de personnes remplissent la file d’attente virtuelle lorsque le système ouvre, en automne et à la mi-janvier. Pour 2022, les permis s’envoleront dès le 9 novembre et le 11 janvier prochains.

Quand y aller ?

Ce sont 90 % des randonneurs qui commencent à la frontière américano-mexicaine et qui marchent vers le nord. La PCTA accorde pour ce trajet 50 permis par jour du 1er mars au 31 mai. Les départs en avril sont les plus populaires : températures tolérables dans le désert et conditions acceptables dans la Sierra Nevada s’il n’a pas trop neigé. Pour les départs de la frontière canado-américaine, l’association accorde 15 permis par jour du 15 juin au 15 septembre. Il faut en moyenne cinq mois pour terminer le sentier.

Et la COVID-19 ?

La Pacific Crest Trail Association a recommandé aux randonneurs d’abandonner en 2020, mais a délivré des permis pour 2021 en les invitant à prendre des mesures pour réduire l’exposition au virus (garder ses distances, se laver les mains, avoir un masque, se ravitailler en ville moins souvent, etc.) et à se faire vacciner. Le porte-parole de l’association, joint par courriel, espère que l’année 2022 sera « normale ». Les hikers doivent évidemment se plier aux directives et lois locales, étatiques ou fédérales, qui peuvent changer.

Météo et incendies

La température peut grimper à plus de 40 °C et descendre sous les - 10 °C. Le climat est sec, et le soleil brille souvent, bien qu’on puisse s’attendre à de la pluie, de la grêle, de la neige ou des orages. Des incendies de forêt, plus souvent déclenchés par les humains que par la foudre, peuvent forcer les randonneurs à faire un détour ou à sauter une section. Le PCT est actuellement fermé sur plus de 250 km à cause d’incendies survenus en 2020 et 2021.

Dangers

La déshydratation, l’hypothermie ou l’inexpérience sont plus à craindre que les ours, les cougars ou les serpents à sonnette. Il ne faut pas prendre le PCT à la légère et il vaut mieux savoir reconnaître des terrains avalancheux, arrêter sa chute avec un piolet, traverser à gué des rivières à fort courant, etc. Depuis le début des années 1980, près d’une quinzaine de personnes sont mortes en chutant, en se noyant, en se perdant ou à cause de la chaleur.

L’effet Wild

L’Américaine Cheryl Strayed a parcouru 1100 des 2650 milles du PCT, en 1995. Wild, ses mémoires, publiés en 2012, est devenu un livre à succès et a été adapté au cinéma en 2014 avec Reese Witherspoon dans le rôle-titre. La PCTA constate depuis un « effet Wild » : plus de randonneurs, plus de bénévoles et plus de donateurs.

Des ressources en ligne

Pour réserver sa place et obtenir une foule d’autres informations : la Pacific Crest Trail Association

Pour s’orienter : les guides de FarOut

Pour s’équiper et planifier : Halfway Anywhere et The Trek

Facebook compte chaque année son groupe de randonneurs, par exemple « PCT Class of 2022 », où ceux-ci et des trail angels publient régulièrement. Pour ceux qui ont des questions sur la Sierra Nevada, l’instructeur de montagnes Ned Tibbits est à suivre sur ce réseau social.