(Los Angeles) Les autorités sanitaires de Californie ont édicté mardi des règles très strictes pour la réouverture de Disneyland et autres nombreux parcs d’attraction de l’État, fermés depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Agence France-Presse

La mise en œuvre de ces protocoles rend inenvisageable la reprise des activités pour ces parcs à thème avant au moins plusieurs semaines.

D’après ces recommandations, attendues depuis des mois par les professionnels concernés, les grands parcs comme Disneyland ou Universal Studios ne pourront accueillir du public que lorsque la zone sera passée en « jaune » pour la contamination au coronavirus, qui correspond au niveau 4, le moins restrictif. Les parcs plus modestes seront eux autorisés à rouvrir à partir du niveau 3.

La ville d’Anaheim, où est situé Disneyland, est actuellement en niveau 2 « rouge » tandis que le parc Universal Studios, près de Los Angeles, est encore en « violet », niveau le plus élevé.

Même après avoir reçu le feu vert, les parcs d’attractions ne pourront ouvrir qu’à 25 % de leur capacité d’origine et les visiteurs devront y porter des masques en toutes circonstances, sauf pour boire ou manger.

Mark Ghaly, directeur de la santé publique de Californie, s’est dit incapable pour l’heure de donner une date pour la réouverture des parcs. « Une voie est tracée. Nous ne savons pas quand, mais nous savons comment », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Les parcs californiens sont fermés depuis la flambée de la pandémie à la mi-mars. Le mois dernier, Disney a annoncé la suppression de 28 000 emplois aux États-Unis dans ses activités liées aux parcs d’attractions, invoquant l’impact de la pandémie sur ses recettes et particulièrement la fermeture de Disneyland.

Ce parc d’attractions, qui attire habituellement des millions de touristes chaque année, est le deuxième le plus visité au monde, derrière Disney World à Orlando, qui a déjà rouvert en juillet avec une jauge limitée. D’autres parcs Disney ont également rouvert en Asie ou à Paris.

Ken Potrock, président de Disneyland, a vivement critiqué les critères retenus par les autorités californiennes, les accusant de précipiter la faillite de nombreuses petites entreprises liées au parc d’Anaheim.

« Nous avons prouvé que nous pouvons rouvrir de manière responsable, sur la base de protocoles fondés sur la science et la sécurité qui sont mis en œuvre de manière stricte dans nos parcs du monde entier », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Erin Guerrero, présidente de l’Association des attractions et parcs de Californie, a aussi dénoncé ces mesures qui reviennent pour elle à « garder les parcs fermés indéfiniment » et « prolongent le chômage de dizaines de milliers de personnes ».