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À la rencontre de la faune des Adirondacks

Selon Wendy Hall, cofondatrice du refuge, 95 % des... (Photo Marilynn Guay-Racicot, collaboration spéciale)

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Selon Wendy Hall, cofondatrice du refuge, 95 % des oiseaux admis au refuge ont été frappés par une voiture.

Photo Marilynn Guay-Racicot, collaboration spéciale

Marilynn Guay Racicot

Collaboration spéciale

La Presse

Les amateurs de plein air de passage dans le nord de l'État de New York seront heureux d'apprendre qu'ils peuvent faire escale à l'Adirondack Wildlife Refuge and Rehab Center, situé à deux heures de route de Montréal. Pour comprendre la faune locale, l'observer de plus près et voir son coeur fondre pour le sympathique porc-épic ou découvrir avec surprise que les corbeaux aiment jouer à la balle! Mais aussi pour être sensibilisé aux nombreux facteurs à l'origine des blessures animales.

«On se désigne comme des premiers répondants de la nature», résume Wendy Hall, cofondatrice de ce dispensaire faunique. Toute leur vie, Wendy et son mari, Steve Hall, ont fait de la réhabilitation faunique comme «passe-temps de fin de semaine».

Voilà maintenant une dizaine d'années que ce couple sauve des bêtes et transmet ses connaissances à temps plein, à l'ombre du mont Whiteface, non loin de Lake Placid. Elle affectionne particulièrement les oiseaux de proie, alors que lui passe le plus clair de son temps avec les loups.

Mission éducative

Ce sont d'ailleurs les loups qui accueillent les visiteurs au refuge. Véritables mascottes des lieux, Zeebie, Cree et Kiska livrent tout un spectacle, hurlant en choeur lorsqu'un cousin canin les nargue de l'autre côté de la clôture. Un peu plus loin, les coyotes se joignent au concert.

À la demande des visiteurs, de nouveaux résidants volent maintenant la vedette à la petite meute: Luvey et Ahote, deux ours noirs âgés de 17 mois et nés en captivité. Des animaux que les randonneurs sont susceptibles de croiser lors de leurs aventures dans les Adirondacks. 

«[Les deux ours] ont été adoptés pour éduquer les gens quant aux comportements à adopter dans le pays de l'ours noir», explique Chris Mattern, responsable des ours au refuge.

Comment réagir si l'on rencontre l'un de ces toutous sur le sentier? Rester calme, ne pas regarder l'ours droit dans les yeux et lui parler doucement pour signifier notre présence, rappelle Chris Mattern, responsable des ours au refuge. Il se fait toutefois rassurant: «La plupart du temps, l'ours s'enfuira avant que vous n'ayez le temps de réagir.» Il rappelle que les campeurs ont l'obligation de ranger leur nourriture dans des contenants à l'épreuve des ours dans plusieurs secteurs des Adirondacks.

Les loups font partie des animaux que les... (PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DU REFUGE) - image 2.0

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Les loups font partie des animaux que les visiteurs peuvent découvrir à l'Adirondack Wildlife Refuge and Rehab Center.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DU REFUGE

L'Arche de Noé des Adirondacks

Les loups et les ours sont en bonne santé, contrairement à certains de leurs camarades qui logent au refuge. Coyote, lynx, porc-épic, opossum, carcajou, oiseaux de proie et autres animaux font notamment partie des rescapés. 

L'endroit est un bric-à-brac. Les enclos sont patentés avec les moyens du bord. S'en dégagent des odeurs animales parfois fortes. Des outils traînent ici et là pendant que des stagiaires informent les visiteurs ou prennent soin des bêtes, dont certaines sont assez mal en point.

Le refuge, qui fonctionne grâce aux dons et à l'implication de bénévoles, accueille de 100 à 300 animaux annuellement. «Environ 60 % d'entre eux sont soignés puis réintroduits dans leur habitat naturel», affirme Wendy Hall. 

Les animaux qui retrouvent la forme mais qui ne peuvent plus être autonomes dans la nature demeurent au refuge et jouent un rôle éducatif. 

De nombreuses bêtes s'intoxiquent avec des pesticides, de la mort-aux-rats ou des médicaments. «Les rongeurs empoisonnés constituent des repas toxiques pour les charognards», explique la spécialiste des oiseaux. La famine et les collisions avec les véhicules font aussi beaucoup de victimes. 

Si cet organisme à but non lucratif a pour mission de soigner les animaux en détresse et d'éduquer la population, il contribue également à la recherche sur l'état de la faune. «Nous effectuons des tests sanguins sur presque tous nos animaux. Environ la moitié d'entre eux présente de la toxicité. Ça démontre ce qui se passe du point de vue environnemental», se désole Wendy Hall.

Le couple, qui milite pour la protection des animaux, constate néanmoins un intérêt grandissant envers l'éducation à la faune. Chaque année, le refuge gagne en popularité. Près de 30 000 visiteurs sont attendus en 2018. 

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Contribution volontaire. Ouvert de 10 h à 16 h; fermé les mardis et mercredis.

https://adirondackwildlife.org




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