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La route 155, entre rivière et montagne

La route 155, c'est la Route des rivières.... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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La route 155, c'est la Route des rivières.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

(Shawinigan) Bien connue de résidants de la Mauricie, mais peu du reste des Québécois, la route 155, entre Grandes-Piles et La Tuque, est l'une des plus belles routes panoramiques du Québec. Récit de notre rencontre avec le Saint-Maurice.

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La rivière nous accompagne partout le long de la 155.

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La Route des rivières. Voilà le panneau qui apparaît en bord de route lorsque nous quittons l'autoroute 55 Nord à Shawinigan pour poursuivre notre chemin sur la 155 en direction de La Tuque, lieu de naissance de Félix Leclerc.

C'est à Grandes-Piles, à une vingtaine de kilomètres de Shawinigan, que l'aventure commence, car nous faisons connaissance avec le Saint-Maurice.

Et quelle rencontre! À cette hauteur, la rivière apparaît dans toute sa splendeur. De l'autre côté, la montagne haute et rocailleuse délimite la route. Image de carte postale. À Grandes-Piles, il est possible de faire un arrêt à la halte routière. Ses installations ne sont ni impressionnantes ni modernes, mais la vue à elle seule compense pour le reste.

Dans le stationnement, on compte plusieurs motos et également des voitures d'où descendent des passagers qui semblent avoir tout le temps devant eux. « On m'a dit: si tu veux de la montagne, de la côte, va à La Tuque, a lancé un motocycliste à un autre badaud venu lui aussi prendre une pause avant de remonter sur sa moto. Je viens de Victoriaville. Je vais me rendre à La Tuque et je vais revenir. Ça fait changement de l'autoroute 20 », ajoute-t-il, visiblement heureux d'entreprendre ce road trip. Et ils étaient nombreux, comme lui, à avoir décidé cette journée-là de sillonner la 155, pour le plaisir.

Alors que l'on vient à peine de reprendre le volant, une jolie et discrète petite chute, presque cachée dans la roche,  apparaît comme par enchantement au détour du kilomètre 15. Nous l'avons vue trop tard, il faudra arrêter sur le chemin du retour. Encore un peu plus loin se tient un marché de fruits et légumes, les Jardins fleuris. On y retrouve également des fleurs coupées.

Par la suite, jusqu'à La Tuque, les attraits - tout comme les stations-service - se font plus rares. Mais la rivière nous accompagne toujours. Elle disparaît parfois derrière les arbres, pour réapparaître plus tard, pour notre plus grand bonheur. Des cyclistes téméraires croisent également notre route. Et puis finalement, une pancarte annonce l'arrivée imminente à La Tuque, après avoir parcouru 113 km - environ 1 h 15 min - sur la 155.

Une fois à destination, il faut en profiter pour se délier les jambes, mettre de l'essence et de quoi remplir son panier à pique-nique si ce n'est déjà fait, car en chemin les endroits pour manger ne sont pas légion.

Ceux qui souhaitent s'attarder dans le coin peuvent toujours aller marcher au parc des Chutes-de-la-Petite-Rivière-Bostonnais ainsi qu'au centre Félix-Leclerc, où l'on vous racontera notamment l'histoire de la ville.

On peut ensuite décider de continuer la route jusqu'à Roberval, au Lac-Saint-Jean, ou rebrousser chemin. En poursuivant vers le nord, il faut dire adieu au Saint-Maurice, car la route s'engouffre davantage dans la forêt. Lors de notre périple, nous avons choisi de revenir sur nos pas - avec un sandwich au frais -, histoire de regarder encore la rivière, qui, en direction sud, est plus facile à admirer pour le conducteur puisqu'elle est située à sa droite.

En après-midi, la 155 est plus achalandée: véhicules récréatifs, poids lourds, motocyclettes et voitures se partagent la route. Il faut être patient puisque les voies de dépassement ne sont pas si nombreuses. Nous avons donc tout le temps de profiter du paysage et de remarquer des détails que nous n'avions pas vus à l'aller. La chute n'a pas bougé. Il faut s'arrêter. Et c'est à peine un kilomètre plus loin que l'on retrouvera notre halte routière du début. Des tables à pique-nique nous attendent. On s'assoit, on mord dans son sandwich en regardant une jolie petite chaloupe rouge flotter sur la rivière. Avis à ceux qui souhaiteraient s'éterniser: une pancarte indique clairement qu'il est interdit... d'y camper.




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