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48 heures à Lima

La Place d'Armes, dans Lima Centro.... (Photo: Sébastien Templier, La Presse)

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La Place d'Armes, dans Lima Centro.

Photo: Sébastien Templier, La Presse

Sébastien Templier
La Presse

Malgré la circulation extrêmement dense et cette espèce de smog qui flotte au-dessus de nos têtes, Lima est la capitale latino-américaine qui a le mieux préservé son architecture coloniale. Ses musées possèdent des collections impressionnantes. Elle compte en son centre-ville des dizaines de sites archéologiques. Elle vous charme avec sa cuisine et ses marchés. Bref, Lima est tout simplement séduisante.

Jour 1

9 h 30 : San Isidro

 

Dans le quartier résidentiel de San Isidro, je remonte l'avenue des Incas et m'arrête dans le parc Moreyra. Nous sommes au printemps et on y récolte encore cette année des olives! Les arbres ont été plantés par les Espagnols au XVIIe siècle. Des employés municipaux s'affairent à la récolte destinée aux résidants. Site d'une ancienne hacienda, le coin est aujourd'hui surnommé à juste titre le quartier des oliviers.

Je me dirige vers l'ouest de la ville, ou plutôt le centre, ce qu'on appelle Lima Centro, le coeur historique de la capitale péruvienne. Immanquablement, je suis porté vers la place San Martin, du nom de l'un des pères de l'indépendance du Pérou. La statue du général se dresse au milieu de cette immense place blanche à l'architecture d'inspiration française. De là, je traverse Jirón de la Unión, longue artère commerciale qui mène à la place d'Armes, le clou de la matinée. Inspirés de l'époque coloniale, les façades de couleur ocre et les grands balcons de bois foncés ne datent que du XXe siècle. Mais leur présence ainsi que celles de la mairie, du palais du gouvernement et du palais de l'Archevêché confèrent aux lieux un charme indéniable.

12 h : Relève de la garde

Comme tous les samedis à cette heure-ci, la place d'Armes est le théâtre d'un curieux ballet: la relève de la garde du palais gouvernemental. Au rythme d'une fanfare, les militaires paradent tout autour de la place, sous les yeux des Limaños et des crépitements des appareils photo des touristes. Un spectacle en soi.

Ma pause dîner sera prise au Cordano, rue du Rastro de San Francisco, en face de la gare. Dans un décor des années 20, au comptoir et aux étalages en bois, ce bar-restaurant sert des en-cas et un impressionnant choix de bières.

Mon après-midi est consacré au monastère de Saint-François d'Assise. Édifié à la fin du XVIe siècle, il possède un cloître dont les céramiques datent de 1620. Mais ce sont surtout sa bibliothèque de 25 000 livres et ses catacombes qui retiennent mon attention. Les étagères de la première respirent les anciens temps. Au sous-sol, les deux ossuaires de la seconde sont impressionnants. Les catacombes abritent encore les restes de 25 000 corps.

16 h : Pueblo Libre

Changement de quartier, changement de décor et changement de culture. À la descente du taxi dans le quartier Pueblo Libre, je rentre au musée Rafael Larco Herrera. Cette institution privée renferme une des plus importantes collections de céramiques au monde. Pas moins de 50 000 vases, de diverses époques et de différentes civilisations, sont exposés du sol au plafond. Un vrai labyrinthe de poteries accompagné de tissus et d'objets en or et en argent. Dans le pavillon voisin, la célèbre collection de poteries érotiques précolombiennes attire un plus grand nombre de visiteurs...

Je reprends un taxi pour retourner vers Miraflores. Je descends au parc du Phare. Avec en toile de fond le coucher du soleil sur le Pacifique, le parc est le terrain de décollage de parapentes qui survolent la côte dans un ballet quotidien.

À pied, je traverse le parc de l'Amour pour arriver à LarcoMar. Agrippé à la falaise, ce centre commercial ne manque pas de bars et restos où passer la soirée. Chez Mangos, un filet de poisson fourré aux fruits de mer fera mon bonheur pour clôturer cette journée.

Jour 2

9 h 30 : Aux marchés

Miraflores est le quartier qui abrite le plus grand marché d'artisanat de Lima. Le «mercado indio» est sans doute le meilleur endroit pour chiner, mais les touristes ne savent pas où donner de la tête dans ce dédale de boutiques et d'échoppes de souvenirs. Un vrai labyrinthe se cache derrière la cour intérieure de ce marché. De part et d'autre de l'avenue du Petit Thouars, une succession de «plazas» et de «mercados» sont alignées. On y trouve de l'artisanat de partout au pays.

Après avoir enjambé, à la hauteur de la rue Canseco, l'autoroute dénommée le passage de la République, je vais faire un saut au marché de Surquillo. Les étals de fruits et légumes, de poissons et de viandes se succèdent sous ce bâtiment décrépit.

Les quartiers de Lima se parcourent à pied sans grandes difficultés. Je me dirige, dans Miraflores, vers la pyramide Pucllana. Elle fut un centre cérémoniel de la culture Lima jusqu'au VIIIe siècle avant d'être par la suite un site funéraire. Avec le temps, elle est ensuite devenue un terrain de jeu pour le voisinage. Depuis 30 ans, elle est ouverte au public et des fouilles archéologiques se poursuivent. Certaines briques qui la composent, portent encore les traces de doigts de ses bâtisseurs!

12 h 30 : Musée de 'Or

Ma matinée sera studieuse. Cette fois-ci, je m'arrête au Musée de l'or où une (autre) collection privée regroupe une quantité impressionnante d'objets funéraires, en or pour la plupart. Parements, bijoux et coiffes côtoient des tissus, des armes et des outils agricoles. Autant d'offrandes aux défunts pour leur vie après la mort. La grande majorité des objets exposés sont issus de la civilisation Lambayeque, qui a surtout régné sur la région du IXe au XIe siècle. Les quelques momies du musée nous rappellent que les dignitaires étaient accompagnés dans la mort de leur suite ou de leur garde rapprochée, sacrifiée pour cela.

D'un quartier à l'autre, le taxi, très peu onéreux, est le mode de transport le plus pratique. Je reviens du côté de Lima Centro. Je dîne au Acllahuasi Cafe Restaurant. Au menu, une tortilla aux fruits de mer.

16 h : Le Barrio Chino

En cet après-midi, c'est du côté du Barrio Chino que je me balade. Après un coup d'oeil au palais Torre Tagle, je me rends à l'église San Pedro. S'il y a une église à visiter, c'est bien celle-là. Somptueusement décorée de sculptures et de céramiques, elle renferme de nombreux autels. On dit qu'elle est un des plus beaux exemples d'architecture coloniale.

Je ne veux pas quitter Lima sans avoir soupé à L'Eau Vive. Installées dans une maison coloniale, des religieuses d'un ordre français sont aux cuisines et au service. Pour subvenir à leurs besoins et pour assurer leurs oeuvres caritatives. Cuisines française et internationale sont au menu. L'endroit est populaire. Je ne regretterai pas mon choix.

Les parcs Central et Kennedy sont à la fois le poumon et le coeur du quartier Miraflores où je reviens passer la nuit. Durant toute la journée, des artistes occupent les lieux quotidiennement, exposant leurs aquarelles dans une ambiance agréable. Le soir, un orchestre investit parfois les lieux. La flânerie n'est pas interdite dans ces parcs. Elle est obligatoire. Aux alentours, bars, restaurants et même casino rythment la vie nocturne dont je profite une dernière fois.

 




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